
Agriculteurs : 300 M€ et 11 mesures concrètes le 10 janvier 2026
Avec un engagement porté à hauteur de 300 M€, 11 actions concrètes sont annoncées pour protéger les filières, lever les blocages et sécuriser l’avenir de l’agriculture française.
Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) : 87 % des bovins des départements concernés ont été vaccinés en trois semaines et aucun nouveau foyer n’a été détecté depuis plusieurs jours. Une mission scientifique confiée au CIRAD permettra de développer au plus vite un test de dépistage fiable qui permette de dire si un animal sans symptôme est réellement en bonne santé ou s’il porte la maladie mais sans qu’on le voie. Toutes les indemnisations seront exonérées de cotisations et de fiscalité dès 2026, avec effet rétroactif au 1er janvier, si nous avons un budget. Les aides exceptionnelles pour le blocage des bovins en raison de la DNC seront doublées et portées à 22 M€.
Revenu agricole : budget de la PAC garanti et suspension du MACF sur les engrais. Il ne manquera pas un centime au budget de la future PAC par rapport à la précédente programmation, assurant ainsi le maintien du niveau des aides sur la période 2028-2034. La France défend une PAC prenant en compte l’inflation, refusant toute renationalisation et préservant le soutien aux territoires ultramarins via le POSEI. Suspension demandée du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) aux engrais, applicable de manière rétroactive au 1er janvier 2026.
Produits phytosanitaires : Un arrêté pris le 7 janvier interdit l’importation de produits contenant des résidus de 5 substances interdites en Europe. La Commission européenne a déjà validé cette initiative française pour trois d’entre elles et va ainsi l’étendre à toute l’Europe. Ces contrôles renforcés seront menés dans les ports, les aéroports, partout sur le territoire.
Viticulture : Le plan viticulture présenté au SITEVI sera intégralement déployé en cas d’adoption du budget 2026. S’agissant de l’arrachage, le processus accéléré sera lancé dès mercredi prochain au conseil spécialisé de FranceAgriMer à hauteur de 130 M€. La France a par ailleurs demandé l’activation de la réserve de crise européenne pour la viticulture.
Grandes cultures : Des aides d’urgence de 40 M€ seront mises en œuvre, sous réserve de l’adoption du budget 2026 ciblant les exploitations fragilisées, avec activation réserve de crise européenne.
Loup : Le reclassement du loup dans le cadre de la Convention de Berne permettra à l’aide d’un arrêté interministériel de renforcer la protection des troupeaux. Le plafond de tirs autorisés va augmenter de 19% à 21%, soit la possibilité de prélever une 20aine de loups en plus (+10%). Il y aura une simplification des conditions d’accès au tir pour pouvoir défendre plus efficacement les élevages.
Eau : Le fonds hydraulique de l’État sera triplé, passant de 20 à 60 M€ après l’adoption du budget 2026. Les projets bloqués seront réexaminés au niveau national. L’accompagnement des porteurs de projets sera renforcé en mobilisant le réseau des chambres d’agriculture et des services déconcentrés de l’Etat.
30 millions d’euros supplémentaires pour les plans Agriculture Méditerranée, Fruits et légumes et Protéines. Préparant l’avenir, ces plans permettent aux filières concernées de s’adapter au changement climatique et de renforcer notre souveraineté alimentaire. Ils porteront les fonds de la planification écologique agricole à plus de 50 M€ dans le prochain budget soumis à l’examen du Parlement.
Loi Duplomb-Ménonville : Les décrets relatifs aux installations classées pour l’environnement (ICPE), notamment l’évolution des seuils pour les élevages bovins et les modalités de consultation du public, seront signés avant la fin du mois de janvier avec création d’un régime spécifique pour les élevages.
Mesures fiscales et sociales pour les agriculteurs pour plus de justice et pour alléger leurs charges. Entrée en vigueur de la réforme des « 25 meilleures années » pour la retraite des agriculteurs, dès le 1er janvier 2026. Défiscalisation des indemnisations pour abattage d’un cheptel affecté à la reproduction. Mission d’examen de hausse des charges, filière par filière.
Reconquérir notre souveraineté alimentaire et sanitaire. Les conférences sur la souveraineté alimentaire se poursuivent pour fixer un cap de recouvrement de celle-ci à horizon 10 ans. Réforme de notre modèle sanitaire, en accordant une attention toute particulière aux épizooties émergentes.
