P. Bugis: un testament politique ?

Pascal Bugis : Un testament politique – l’avantage du désenclavement !

Le maire Pascal Bugis entouré de ses conseillers municipaux a livré une sorte de testament politique, fort de ses 4 mandats et de 25 ans de vie politique municipale. « Ce fut un mandat dense caractérisé par de nombreux événements dont le COVID, qui ont rendu son parcours un peu chaotique : tenue de conseils municipaux ans des salles immenses avec le port de masques. Malgré les vicissitudes et à l’heure des vaticinations politiques que nous connaissons- dissolutions, nominations qui nous ont entraîné dans le maelström actuel, avec un rythme déjanté qui nous est imposé depuis plusieurs années, on a fait notre boulot. Je ne crois pas que la ville de Castres soit mal orientée pour l’avenir, malgré les critiques acerbes que l’on entend. La feuille de route, c’est le désenclavement ; on a été un certain nombre à considérer que l’état vital de notre bassin d’emplois est d’avoir un rayonnement facilité avec la métropole de Toulouse. Tous les autres territoires y sont reliés et gardent leur vitalité du fait d’une bonne connexion avec la Métropole ; il est bien de respirer avec une ville qui est dynamique. Avant on recherchait les foires, les marchés. Il n’y a pas de raison de rester à l’écart, ni d’être aspiré par Toulouse. Nous possédons une certaine armature économique qui nous permet d’avoir une existence propre. Cette quête de 30 ans va trouver son terme. Il est plus simple d’être à ¾ d’heure de Toulouse que d’être à 1h30 voire 1h ¾. Tout cela est porteur d’avenir pour notre territoire. Il est important que les choses aient avancé ; cela facilitera la gestion du quotidien. Je me dois de remercier l’administration de cette ville : derrière la façade, il fat mette en musique l’action municipale. Dans un monde d’hyper-règlementation, il s’agit d’opérer un choc de simplification par rapport à Bruxelles ; il faut aller vers plus de simplicité car la complexité a pour effet de scléroser l’initiative et l’action. Pour dresser le bilan de ces 6 ans de mandat, j’ai eu parfois plaisir à participer à nos travaux, parfois un peu moins, surtout quand les débats deviennent moins qualitatifs et se perdent dans les détails ; la lassitude l’a emporté sur l’enthousiasme. Mes remerciements vont à ceux qui ont travaillé avec moi depuis 2001, tant dans l’opposition que dans la majorité. Nous n’avons pas fait tout cela pour rien. Il y a eu des divergences. Si j’ai blessé un certain nombre de compagnons de route, je m’en excuse. Si certains gardent un bon souvenir, c’est bien. Si c’était à refaire, je le referai. (Applaudissements).

Hommages et coups de griffe

Plusieurs élus ont tenu à exprimer leurs hommages ou critiques plus ou moins appuyés en fonction de leur appartenance ou non à la majorité municipale. Parmi les laudateurs, il faut citer Jean-Philippe Audouy qui rappelant la devise de Castres « Debout », a qualifié les relations de travail avec Pascal Bugis et ses collaborateurs, comme étant marquées du triple sceau de la loyauté, de l’humilité et de la joie. Loyauté par rapport aux engagements donnés aux Castrais et tenus. Humilité à l’image de Castres, dans sa culture aussi (il a chaudement remercié les collaboratrices du Musée Goya impliquées fortement dans son opération de rénovation). Joie enfin pour avoir pu faire découvrir aux familles certains spectacles (notamment une Traviata à 3 artistes). « Le tout en promouvant une culture qui nous élève vers le beau avec un B majuscule, loin d’une culture réductrice où la pensée se réduit à un seul twitt ». Dans le camp de l’opposition, le son de cloche n’est pas tout à fait le même avec Martine Daste-Moron : « Cela fait 30 ans que je siège, après une majorité de gauche et ensuite au sein d’une opposition difficile ; je déplore la division qui règne en maître ; je ne vois pas d’avenir lumineux pour Castres ». Citant Sénèque, elle ajoute : « Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. ».

Pierre-Jean Arnaud

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