Albi: 20e Oeillades Il a déjà tes yeux

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Albi : Les Œillades – Il a déjà tes yeux,  une comédie sociale enlevée

Un film pour les ambassadeurs

Ce vendredi 18 novembre 2016, en présence de Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d’Albi,  de Michel Franques 1er adjoint, du général Gilles organisateur des championnats du monde cyclisme master à Albi en 2017, du président des Oeillades Claude Martin, les ambassadeurs d’Albi étaient conviés dans le cadre des 20es Œillades,  à une projection particulière du film de Lucien Jean- Baptiste, «   ll a déjà tes yeux », dont la sortie en salles est prévue en janvier 2017.  Lucien Jean Baptiste et Aïssa Maïga forment à l’écran un couple martinico-sénégalais plein d’enthousiasme et de tonicité. Lui, fleuriste et elle, femme au foyer  essaient de bâtir une famille, attendant désespérément la venue de bébé. Mais la nature est parfois avare et l’enfant se fait attendre. Ils décident donc de recourir à l’adoption. Les premières minutes du film plantent le décor familial coloré de ce couple  jusqu’à ce fameux coup de fil  si attendu: c’est le service de l’enfance  la DDAS, devenue l’ASE (prononcer l’azeu), qui les informe de la bonne nouvelle ; un enfant, Benjamin, leur est attribué. Seul hic pour nos apprentis parents : l’enfant est blanc. Tout un schéma préétabli à repenser sans oublier les réserves de la superviseuse de l’ASE qui use de tout son poids pour  empêcher l’adoption, aidée en cela par la famille maternelle qui se montre très réticente vis-à-vis de cet enfant.

Une satire de l’enfermement, un plaidoyer pour l’acceptation des différences

Tout l’argument de cette comédie sociale tourne autour de ce défi social de cet enferment communautaire et de l’acceptation des différences. La scène tragi-comique de l’hôpital est comme le point d’orgue de ce film qui conjugue à la fois humour et réalisme de cette vie des banlieues où coexistent de nombreuses communautés ethniques.

Un jeu d’acteurs convaincant et un Vincent Elbaz loufoque à souhait

Paul et Sali, interprétés par Lucien Jean-Baptiste et Maïssa Maïga,  sont particulièrement convaincants ; Vincent Elbaz est quant à lui, un espèce d’électron libre, loufoque à souhait, qui suscite des interrogations et soulève des questions de fond. Le tout est joué sur un mode enlevé et primesautier où l’action, la réalité priment sur les échanges dialectiques entre les personnes. Bref du rythme, de la couleur et un film agréable qui se laisse regarder en famille, tout en posant la question de l’intégration et aussi en effleurant celle de l’adoption.

Pierre-Jean Arnaud

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