Albi: la culture du graff vient à vous

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Albi : Urban festival- la culture du graff vient à vous

90 m2 de linéaire pour une expression plurielle

Dans le cadre de l’Urban festival, parmi les 3 grandes activités programmées, le graff est en bonne place. 90m2 de linéaire sont proposés aux créateurs de ce Street art. Dans l’espace arboré de la place Lapérouse, à deux pas de la piste et des tremplins du BMX, plus de dix adeptes de la peinture à la bombe sont réunis pour réaliser leur chef-d’œuvre. Ces graffeurs confirmés ont deux jours pour achever leur composition colorée, le vernissage de cette exposition temporaire ayant lieu ce samedi 27 août 2016 à 18h30.

Pierre, grafeur de Vichy

Pierre, de quelle région venez-vous ?

Je suis originaire de Vichy. J’ai été initié par des graffeurs présents sur cette ville ; avec ceux de Clermont-Ferrand, ils m’ont « mis la main à la bombe ». Au départ, il s’agissait de  rendre hommage à un jeune qui était décédé. Ca a commencé comme ça. J’aime beaucoup dessiner et peu à peu, j’ai donné un penchant artistique à cette activité.

Où exercez-vous votre activité ? Quel est votre terrain de jeu ?

Dans cette ville thermale, il y a une grande friche industrielle « Les Docks de Blois » qui devait être un entrepôt de marchandises. Cette friche est encours de réhabilitation par la mairie qui souhaite y installer une résidence pour étudiants, un centre commercial et une résidence pour retraités. Cette friche a été utilisée par les graffeurs et la mairie souhaite y inclure un espace dédié au graff. Sinon, mon terrain d’activité est plutôt L’Auvergne, avec des incursions à Paris.

Quels sont vos principaux thèmes d’inspiration ?

Après avoir été animateur dans une école, et à force de peindre ici ou là, j’ai fini par en faire mon activité principale et je suis maintenant travailleur indépendant. Mon sujet principal d’inspiration est le figuratif ; je veux donner forme à des personnages réalistes ; il ne s’agit d’hyperréalisme mais plutôt de réalisme interprété. C’est pourquoi je veux donner la préférence aux portraits de personnes anonymes, d’inconnus, plutôt que ceux de personnes célèbres, pour qu’on puisse se focaliser sur l’œuvre plus que sur la notoriété de la personne. Aujourd’hui, par exception, j’ai choisi de m’intéresser à une figure locale, le peintre Toulouse-Lautrec  que je mets en position centrale et habille ensuite de motifs divers. Avec le graff, vous n’avez pas à vous déplacer dans un musée, la culture vient à vous.

Que représente pour vous cette participation à l’Urban festival d’Albi ?

Invité par des amis d’Aéroson, Clément et Arnaud, je viens sur Albi après un périple à travers l’Europe qui m’a conduit de Vichy, à Lille, à Bruxelles, à Doel (village flamand abandonné aux graffeurs), à Amsterdam, Copenhague,  Berlin ( peinture sur le fameux mur), Prague, Vienne (Danube), Budapest, Split, Rijeka, Venise et Fréjus, une escale sur la côte d’Azur. Participer à ce festival, c’est l’occasion de découvrir une ville que je ne connaissais pas et dont j’ai commencé à entrevoir les endroits pittoresques.

Pierre-Jean Arnaud

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