
Castres : La ville se redonne un blason
La ville de Castres a voulu se doter d’un symbole marquant pour son identité visuelle. Avec ce nouveau logo, l’ancienne ville épiscopale a voulu se donner un blason évoquant à la fois son histoire et son actualité tout en étant un marqueur fort de son identité. Pour le nouveau maire, Florian Azéma, il fallait « un blason qui permette d’identifier la ville, en mettant en lumière ce côté historique de la municipalité ; il s’agit de créer un trait d’union entre le passé et le présent de Castres, entre histoire et modernité ». « Il a aussi un coût modique, précise le maire ; réalisé par les services de la ville, ce nouveau logo représente une dépense d’à peine une centaine d’euros ; un signal d’économie envoyé aux contribuables castrais. »
Un blason riche d’une histoire
Il s’agit aussi de rompre avec l’ancien logo qui créé en 2016, avait un graphisme trop abstrait, par trop administratif. Le logo retrouvant donc des couleurs, est l’occasion de renouer avec l’histoire de Castres ; il fait partie de son histoire. Sa composition en termes d’héraldique est la suivante : « D’argent à quatre emmanches de gueules, mouvantes de senestre et un chef d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or (France). En cimier : une chausse-trappe ». Les emmanches rouges représentent les fortifications de la ville et les trois fleurs de lys d’or font référence au rattachement de la ville de Castres à la couronne de France. Jusqu’en 1271, la ville de Castres dépendait du comté de Toulouse. Après la mort de Raymond VII sans héritier, le comté de Toulouse revient au roi de France et la ville de Castres devient cité royale.
Du blason à la devise : un lien significatif
Pour Borrel, écrivain castrais, le blason s’est enrichi vers la fin du XVIe siècle, d’une chausse-trappe, cette arme triangulaire, « en mémoire de quelque victoire obtenue par le moyen de ces instruments de guerre. On a mis la devise Debout, parce que cet instrument ne peut jamais tomber sans avoir une pointe en haut, et pour indiquer que les hommes devaient être toujours Debout pour le service de Dieu et de leur Roy ». Ainsi « Debout », la devise de Castres exprime avec fierté l’attitude altière de la ville ; elle peut alors affirmer sa parenté avec la devise du 8 « Volontaire », dont la présence est indissociable de la vie locale castraise, les deux institutions se tenant par la main. A l’affiche sur le magazine municipal, le blason sera ensuite décliné progressivement sur les panneaux, les véhicules et les vêtements des agents.
Pierre-Jean Arnaud
