Château de Saurs : animation réussie

jeudi 21 nov 2013 Ch Saurs Pascal Brunet jeudi 21 nov 2013 Ch Saurs J Deschamps et P Brunet jeudi 21 nov 2013 Ch Saurs M Burrus jeudi 21 nov 2013 Ch Saurs Mme Burrus  a g Chateau de Saurs Claudette FERRIE gravures jeudi 21 nov 2013 004

De bas en haut: Pascal Brunet, J. Deschamps

M. Burrus, Mme Burrus,

Claudette Ferrié

Le Gaillac primeur au Château de Saurs : une animation réussie

La soirée du Primeur au château de Saurs s’est déroulée dans les locaux du Cellier où un succulent buffet attendait les invités qui n’avaient pas hésité à braver les premières rigueurs du froid pour assister à cette présentation. Monsieur et Madame Burrus étaient très heureux de promouvoir le premier vin de la récolte 2013. : « L’année a été caractérisée par une baisse de la quantité produite. C’est un bon primeur qui tient ses promesses après un passage en bio, malgré des conditions météo un peu compliquées durant le printemps et l’été ».
M. Burrus : le bio est le fruit d’une double exigence
Pour M. Burrus, le passage en bio est le fruit d’une double exigence : « D’abord, il est utile pour l’exploitation des terres elles-mêmes ; il faut éviter de les saturer petit à petit sous des couches successives d’engrais chimiques ; il nous a paru important de pouvoir transmettre à nos enfants un patrimoine naturel et propre. Ensuite, nous travaillons à travers le processus de vinification sur la qualité du produit fini ; nous souhaitons parvenir à un produit de plus en plus élaboré au fil du temps car nous avons acquis un savoir-faire certain jusqu’à maintenant ».
Une animation visuelle et sonore
La promotion du primeur du château de Saurs s’est accompagnée d’une animation à la fois visuelle et sonore. Visuelle avec l’exposition « Contemplation », proposée par l’artiste Claudette Ferrié et sonore avec l’accordéon de Jacques Deschamps et la voix de Pascal Brunet.
Claudette Ferrié, un hommage aux grands maîtres de la gravure
Claudette Ferrié qui a étudié la gravure dans une des spécialités de l’école des Beaux-Arts de Toulouse, exerce son art depuis le début des années 1980. Primée une 1ère fois par l’Unesco en 1979, elle explique le sens de l’exposition : « J’ai voulu disposer l’exposition par thème ; tout d’abord les anges avec un clin d’œil aux maîtres de la Renaissance italienne, Fra Angelico, Bellini ; ensuite le bestiaire avec les animaux sortis de l’univers des fables de La Fontaine : coq poules, renard, loup, corbeau, héron. J’ai voulu poursuivre par un hommage aux grands maîtres comme Dürer (« La mélancolie »), Carpaccio, Van Dyck. La galerie de portraits qui vient ensuite est en lien avec le travail d’une association d’artistes et graveurs dont je fais partie, Estampadura, sur le thème de la mine (cf.musée de la mine à Cagnac). Le parcours de l’exposition continue avec un regard sur les fenêtres, les intérieurs avec des scènes plutôt intimistes. » En dernier lieu, Claudette Ferrié, nous invite à porter notre regard sur des paysages et des scènes aquatiques : « Je suis très attiré par ce thème de l’étang, du bayou. Autour de lui gravitent tous ces animaux qui fréquentent ce monde aquatique : aigrettes, hérons, martins-pêcheurs. »
Accordéon et balade sicilienne avec Pascal Brunet et Jacques Deschamps
Retour sur une animation aux couleurs italiennes. Les animateurs d’un soir se nomment Pascal Brunet, chanteur et Jacques Deschamps, accordéonniste. Pascal Brunet évoque son parcours musical : « J’habite à Lagrave ; j’ai fait des études musicales au Conservatoire de Bourgoin-Jallieu ; puis j’ai travaillé ma voix avec plusieurs professeurs de chant dont Gabrielle Ravazzi. Pour ce duo improvisé, j’ai rencontré Jacques Deschamps avec lequel j’ai sympathisé ; nous avons interprété une balade sicilienne Abballati, popularisée par le célèbre chanteur lyrique Roberto Alagna ». Jacques Deschamps reprenait en solo quelques standards de la musique française pour la plus grande joie des invités. Ce pont jeté entre l’Italie et la France était tout à fait bienvenu; la soirée prenait un caractère international marqué puisqu’un pain marocain accompagnait également le vin primeur du château. Au final un bon moment passé avec une tonalité méditerranéenne des plus sympathiques !
Pierre-Jean Arnaud

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