Sauvons la chapelle de Pratlong

 Pratlong : sauvons la chapelle Sainte-Thérèse

Sauvons la chapelle Sainte-Thérèse !

L’humidité a dramatiquement détérioré les fresques de la chapelle qui commémore la protection de Pratlong, alors petit séminaire et refuge de juifs, maquisards, le 8 août 1944, grâce à l’intercession de la Petite Thérèse…

8 août 1944…

Les maquisards attendent des armes. Les Allemands interceptent et décryptent un message et attaquent lors d’un parachutage à 3 km entre Pratlong et Lacaze, dans la nuit du 7 au 8 août. Il y eut 7 morts : trois juifs, trois catholiques, un protestant, et des blessés multiples, hébergés pour un certain nombre à Pratlong,
Le 8 août, la gendarmerie de Vabre a téléphoné au Père Gilbert Cugnasse : « On monte dans votre direction ». « On », c’est-à-dire les Allemands…
Branle bas à Pratlong ! Tous ceux qui étaient en état de se déplacer ont fui dans la forêt, les religieuses ont emporté les Saint Sacrement, le Père Cugnasse s’est hissé dans un hêtre au-dessus de la ferme, et s’est caché dans le feuillage, priant ainsi sainte Thérèse :« Si Pratlong n’est pas détruit, je ferai un autel, un beau souvenir en ton honneur ».

Il a entendu les camions allemands qui montaient, qui montaient, qui sont passés sans entrer dans l’allée des buis pour venir à Pratlong. Pratlong était sauvé !
Le projet voit le jour

En 1947, Nicolas Greschny et le Père Cugnasse décident de construire l’autel à sainte Thérèse dans un pigeonnier qui jouxte le bâtiment du petit séminaire.
Les peintures au niveau du sol représentent une forêt dans laquelle pénètrent, traversent des camions de soldats allemands ; le sol, la terre, c’est le Pays du prince de ce monde, c’est le domaine du mal ; le mal n’est pas illusoire: il tente notre monde, et il essaie de pousser les hommes à la violence et à la guerre…
A l’opposé, le plafond, c’est le ciel avec 4 archanges armés de lances pour le combat et de fleurs pour la vie.
Sainte Thérèse envoie des roses sur la maison de Pratlong, tandis que l’éclair foudroie l’automitrailleuse des allemands qui passe sur la route de Vabre sans aller vers la Maison diocésaine de Pratlong.
Un éducateur…
Au niveau central, le Père Gilbert Cugnasse, en éducateur a fait représenter six élèves du petit séminaire. Ils regardent le passé, et comme se tournant vers l’avenir ils nous disent :
« Il y a eu des hommes, ici, des femmes qui ont eu le courage, la force de servir, au risque de leur vie, comme le Christ ; Regardez ! Regardez ! »
Dans ce lieu de la montagne du Tarn, grâce à des prêtres, des religieuses, des hommes, juifs et maquisards ont été cachés, protégés, sauvés.
Aujourd’hui encore, l’avenir, le service de l’homme, c’est l’accueil ; c’est le respect de l’homme quel qu’il soit.

Pour chaque visiteur, cette chapelle ne veut pas être un monument aux morts mais un appel à l’espérance, pour que les hommes construisent un bel avenir.

Ces fresques sont dramatiquement dégradées, parce que, pendant des années, elles n’ont pas été protégées de l’humidité.
Le devis s’élève à plus de 8 000€.

Nous avons donc besoin de vous !

Pour contribuer à sauvegarder ce patrimoine architectural, artistique et historique exceptionnel, vous pouvez faire un don :
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Association diocésaine ADA – Fresques Greschny
12 rue de la république – Albi 81012 -Cedex 9

ou par carte bleue sur un site internet sécurisé

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1 réflexion sur « Sauvons la chapelle de Pratlong »

  1. SAUZEON

    Je suis né le dimanche des Rameaux le 14 avril 1946 à Lescure d’Albigeaois à LA Drèche.
    J’ai été élève au petit séminaire de Pratlong de 1956 à 1958 (3 ans)
    J’ai assisté au passage à la nuit tombée du premier spoutnik soviétique surnommé à l’époque  » bébé lune »
    L’abbé Cugnasse venait tous les 2 mois nous faire des projections de films religieux en noir et blanc.
    Le Père Supérieur était Gédéon ALAUX et nos professeurs, d’autres abbés : HICHER, RIEUNAUX, ( futur curé à La Crouzette , et l’abbé LARDOS., presque 70 ans plus tard je me souviens de la petite chapelle Ste Thérèse et des fresques de Nicolas si bien décrites. Durant ma scolarité elle était très cachée dans des buis très hauts et difficile d’accés. Je crois que c’est l’hiver 56/57 qui a été terrible avec – 20° en permanence, le gel ayant fait explosé les radiateurs du grand dortoir nous nous sommes réfugiés pour camper dans le réfectoire et les cuisines.Le facteur ne passait plus et à la fin de cet hiver j’ai reçu plusieurs colis de mes parents… le chocolat était intact mais les bananes et les mandarines étaient plus que mures ! (sans jeu de mots !)
    Claude Sauzéon Je vous autorise à publier ce souvenir de mon enfance.

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