Albi: accueil nouveaux arrivants (2)

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Nouveaux Albigeois 23 octobre 2013 (2)
La visite plus explicite

La cathédrale Sainte-Cécile
A tout seigneur, tout honneur, c’est le bijou gothico-roman d’abord la cathédrale Sainte Cécile qui était expliquée aux néo-albigeois. L’édifice de briques impressionne toujours le visiteur surtout quand il arrive aux pieds des parois de cette cathédrale forteresse, plus château-fort à l’extérieur qu’église, effrayé par les proportions gigantesques des murs qui ont 5 mètres d’épaisseur par endroit. Jusqu’au XIXème siècle, l’édifice était surmonté d’un toit à 2 pentes ; l’architecte César Daly rehausse les murs de 7 mètres et rajoute les gargouilles. Les superlatifs se succèdent : le plus bel exemple de gothique méridional, la plus grande église en brique jamais construite, la plus grande cathédrale peinte en Europe. La visite est effectuée sous la conduite de Lise Albarède, guide à l’Office du tourisme qui évoque la forme basilicale de l’édifice ; elle pointe le contraste saisissant entre un intérieur richement orné et un extérieur très austère.
Rentrons dans les détails :
Quelques chiffres : la cathédrale est large de 35 m, les voûtes culminent à 30 m ; la hauteur du clocher est de 78 m et sa longueur est de 113m.
Un peu d’histoire : de 1209 à 1229, c’est l’épisode de la lutte contre l’hérésie cathare ; en fait, c’est aussi une rivalité entre le comte de Toulouse et le roi de France ; cela se termine en 1229 par la soumission du comte de Toulouse au roi Louis VIII ; le roi décide alors que l’évêque sera le vicomte. La construction de la cathédrale est décidée par Bernard de Castanet ; elle débute en 1282, pour s’achever quelques 200 ans plus tard en 1474. Au XVIe siècle, l’évêque Pierre de Robertet fait édifier un baldaquin en pierre, véritable sas entre le monde profane et le lieu sacré.
Le Jugement dernier
Le Jugement dernier : c’est une scène de 200 m2 qui représente les sauvés et les réprouvés. On remarque que toutes les personnes portent un livre ; c’est le livre des actions, le livre de vie. Les 7 péchés capitaux sont figurés minutieusement avec les supplices endurés pour frapper l’imagination des croyants. On trouve l’orgueil, la colère, l’avarice avec le chaudron, la gloutonnerie, la luxure avec les bains de soufre ; le 7ème péché, la paresse, a disparu quand a été percé le mur donnant sur la chapelle du saint-Sacrement. Les textes des supplices sont rédigés en vieux français. Les armes sont aux couleurs de Louis d’Amboise.
La chapelle de Sainte-Cécile nous fait voir la sainte patronne de la cathédrale allongée, elle semble reposer paisiblement après son martyre. Quant aux voûtes, elles offrent une surface peinte considérable ; ces peintures ont été réalisées de 1509 à 1512 par deux peintres venus de Toscane. Ils peignaient en position couchée dans des nacelles suspendues au plafond de l’édifice. Le jubé est une véritable dentelle de pierre où trouvent place 270 statues sculptées par des maîtres de l’école bourguignonne.
L’orgue Christophe Moucherel
L’orgue Christophe Moucherel du nom du facteur d’orgues qui l’a construit entre 1734 et 17 36; il est de dimensions monumentales 15,6 m de haut et 16,40 de large ; il est composé de 57 jeux, 5 claviers et 3600 tuyaux. Son buffet est splendide avec des angelots et différents motifs d’instruments de musique. Pour éviter qu’il ne parte en arrière vers la nef, il a été ancré dans la paroi du mur de soutènement.
Le palais de la Berbie
Construit par les premiers évêques, il a été aménagé et agrandi par Louis d’Amboise qui lui donne un cachet Renaissance inspirés de sa région d’origine, les Pays de Loire. De magnifiques jardins lui ont été rajoutés en fin XVIIè siècle par le premier archevêque d’Albi, Hyacinthe Serroni.
Maisons anciennes et ponts sur le Tarn
La poursuite de la visite vers la rue d’Engueysse est l’occasion de découvrir des maisons anciennes avec encorbellement ; les poutres ou corbeaux permettaient de gagner à l’étage de la surface par rapport à celle du sol du rez-de-chaussée. Les fenêtres étaient fermées par des volets que l’on pouvait replier ; ces volets permettaient de vendre des marchandises, que l’on pouvait ainsi « trier sur le volet. »
Le Pont-Vieux est le plus ancien de la ville ; il est ouvert à la circulation automobile ; des maisons aujourd’hui disparues y étaient construites, comme celles que l’on peut voir à Florence au Ponte-Vecchio. Le Pont neuf avec ses arches trouées de dégueuloirs a été construit ainsi pour résister en cas de fortes crues du Tarn. Rive droite, on peut apercevoir les Moulins albigeois, qui ont servi un temps de fabrique de vermicelle. Ils abritent maintenant un espace d’exposition, en bordure d’un grand hôtel. Un peu plus loin, se trouve le fameux musée Lapérouse consacré à l’illustre navigateur.
L’hôtel Fenasse est une belle illustration de cet art de bâtir composite, avec des éléments de brique et de pierre. On arrive alors au Marché couvert alliant fonte, verre et brique de style Baltard dont l’architecture est due à la famille Michelin.
Le blason de la ville se retrouve sur les plaques des bouches de canalisation ; on y découvre une crosse et un lion vigilant à la tour avec soleil et lune ; « je veille sur vous du matin au soir et du soir au matin » ; la devise latine est : « Stat baculus vigilatque leo turresque tuetur » que certains on traduit par « La croix est ferme et le léopard veille, Sur les tours à merveille. » On peut aussi proposer celle-ci : « La crosse est ferme tandis que le lion veille sur les tours qu’il défend. »
Saint-Salvi et l’hôtel de Saunal
Pour finir ce périple, le groupe arrive à Saint Salvi, dans la placette qui était un lieu de marché ; avec ces maisons à poulies pour hisser les sacs et ballots de marchandises, qui sont trop difficiles à monter par les escaliers. La collégiale saint-Salvi est la plus ancienne église de la ville ; des travaux actuels assurent la couverture du presbytère. Il y avait un collège de chanoines, différents de ceux de la cathédrale. La collégiale porte la marque de remaniements importants faisant alterner les styles roman et gothique, ainsi que la brique et la pierre. A la rue Saunal, on s’arrête un moment pour contempler cet hôtel particulier surmonté d’une tour. Ces hôtels étaient la propriété de marchands enrichis dans la vente du pastel, produit dans le fameux triangle d’or Toulouse-Albi-Carcassonne, avec ses vertus médicinales et ses propriétés tinctoriales très recherchées.

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