Gaillac: Libération, mémoire et émotion

 

Gaillac : Libération , mémoire et émotion

Un programme très chargé

Le maire, Patrice Gausserand, le président du Conseil général, Christophe Ramond, les conseillères départementale, Evelyne Bretagne et régionale, Claire Fita, les diverses personnalités civiles et militaires et les habitants de la ville honoraient de leur présence les cérémonies données en mémoire de la Libération de Gaillac, dont le programme était fort bien rempli : dépôt de gerbe à la stèle du groupe Vendôme, dépôt de gerbe au camp de Brens, rassemblement place d’Hautpoul, cérémonie au monument aux morts, discours et dépôt de gerbe à la stèle du square Joffre et vin d’honneur offert par la municipalité, salle des mariages. Gilbert Gineste était le maître de cérémonie de cette matinée;  chargé de coordonner avec l’appui de la mairie ces commémorations multiples, il s’en acquitta avec maestria.

Tecou a un porte-drapeau féminin

Il faut signaler que l’un des deux porte-drapeau de Técou est une femme ; cela méritait d’être souligné par le responsable des anciens combattants, car Nicole Vigné est en binôme avec Jérôme Vigné ; présent à Técou, le couple était aussi place de la Libération à Gaillac.

 La famille Bronzini se rassemble autour du frère de Joseph, fait citoyen d’honneur en 2017

Autre anecdote : à l’occasion de ces cérémonies, la famille Bronzini avait tenu à participer à ce 74e anniversaire de la Libération ; en effet, Joseph Bronzini avait été fait citoyen d’honneur de la ville de Gaillac ; c’était le 20 août 2017. Il devait malheureusement décéder un mois après le 25 septembre 2017. Parmi ses proches, étaient présents outre son frère, ses neveux Patrick, Sylvie, Monique, Alain qui avaient fait le déplacement mémoriel et familial en ce dimanche 19 août.

Une rue nommée Angelita Bettini à Brens et la liste émouvante des déportées

Le camp d’internement de Brens a fonctionné du 14 février 1942 jusqu’au 3 juin 1944. 1150 femmes et une quarantaine d’enfants y ont vécu ; beaucoup de femmes résistantes, communistes, antifascistes et un certain nombre de « droit commun » et des prostituées. Au départ, une majorité d’étrangères : polonaises, russes, espagnoles, allemandes, autrichiennes, italiennes, roumaines. Une centaine de  femmes juives y ont transité avant leur transfert dans les camps de concentration sans retour possible. Leur liste déclamée à la stèle du square Joffre, avait quelque chose de poignant. A signaler  que la présidente de l’Association du Camp de Brens, Angelita Bettini del Rio, est elle-même une ancienne détenue des camps du Récébédou, Rieucros, Brens et Gurs. Une rue de Brens portera désormais son nom.

Pierre-Jean Arnaud

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