Jordanie: inscription à l’UNESCO

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Jordanie: le site du baptême du Christ inscrit au patrimoine de l’UNESCO

Le site du baptême du Christ en Jordanie inscrit au patrimoine de l’UNESCO: L’Osservatore Romano salue l’événement
Anita Bourdin
Rome, 20 juillet 2015 (ZENIT.org)
« Béthanie, « au-delà du Jourdain », lieu où fut baptisé Jésus, à moins de dix kilomètres de la Mer Morte, a été inscrit sur la liste des Patrimoines mondiaux de l’Unesco. Le lieu de la mystérieuse manifestation qui ouvrit la vie publique du prédicateur de Nazareth, a été pendant des siècles un roman policier historique. Les Évangiles concordent sur l’indication du fleuve du Jourdain, mais ils s’arrêtent à cette information générique ; le seul qui en précise le lieu est celui de Jean qui parle d’une « Béthanie au-delà du Jourdain » », écrit L’Osservatore Romano.
Deux papes ont visité le site accompagnés des souverains de Jordanie: Benoît XVI et le pape François. Un architecte français, François Lacoste, a fait les plans de la nouvelle église pour accueillir les des milliers de pèlerins. La maquette a été bénie par Benoît XVI.
« L’autre Béthanie, patrie de Lazare et de ses sœurs Marthe et Marie, se trouve, en revanche, dans les environs de Jérusalem, non loin du fleuve. Pourtant, dès le IIIème siècle, dans les environs du Jourdain, aucun lieu ne s’appelait ainsi, au point qu’Origène fut convaincu d’une erreur dans la transmission du texte évangélique et proposa de le corriger en substituant à Béthanie le nom de Bethabara « où l’on affirme que Jean baptisait » », expluque L’Osservatore Romano du 18 juillet en italien.
« Cette variante se lit dans divers manuscrits évangéliques et ce même toponyme figure sur une splendide mosaïque du VIème siècle découverte en 1897 à Madaba (aujourd’hui en Jordanie), avec l’explication en grec selon laquelle il s’agit du « lieu du baptême de saint Jean », devant « Ainon où se trouve maintenant Sapsafas », sur la rive orientale du fleuve », continue le quotidien du Vatican.
Il fait état de l’ancienneté des pèlerinages et des recherches archéologiques: « Toutefois, au-delà de la question textuelle, les pèlerinages ont dû commencer au moins depuis la fin du IIIème siècle, sur les rives du Jourdain, à quelques kilomètres au nord de la Mer Morte : on considérait que c’était là que Jésus avait été baptisé par Jean, et ce n’est pas un hasard si c’est là que la tradition situait la mystérieuse montée au ciel d’Élie. Depuis lors, les témoignages littéraires et monumentaux se sont multipliés et ont guidé les découvertes que l’archéologue Michele Piccirillo – le père Matteo des romans de Franco Scaglia – a fait connaître sur le « parc du baptême ». Tout le monde n’est pourtant pas d’accord. »
Avec une traduction de Constance Roques

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