Julien Bacou: candidat sur Graulhet

Graulhet : Julien Bacou se positionne pour la mairie

Dans une ancienne enseigne du centre-ville, Julien Bacou a installé son local de campagne ; il déclare vouloir exploiter le vote du Rassemblement National qui est supérieur à 20% sur Graulhet.
Julien Bacou, qui êtes-vous ?
« Je suis né en 1986 et je suis technicien de maintenance dans une entreprise du Tarn sud. Mes grands-parents habitaient à Lacaune et mon grand-père a été président du club de football durant trente ans. Mes parents sont de Coursan, près de Narbonne. Mon implantation fait que je suis plus proche du Tarn que de l’Aude. Je compte parmi mes parents nombre de maires et de conseillers. En 2014, je me suis investi sur la liste de Frédéric Cabrolier en 3e position sur la liste du Front national et j’ai été élu. J’ai donc l’habitude des Conseils municipaux : celui d’Albi dure environ 5 heures ; il se réunit tous les deux mois environ. Responsable réseaux sociaux, j’ai été nommé responsable départemental du Rassemblement National en remplacement de François Piloz. Depuis les élections européennes, je fais les marchés. Monsieur Delaire n’ayant pas souhaité prendre la tête de liste, j’ai donc décidé de me présenter, car Graulhet a des scores qui dépasse les 20% pour le Rassemblement National et les adhésions au parti sont de plus en plus importantes. Les adhérents et les électeurs sont en instance de mobilisation sur Graulhet ; ils ont ras-le-bol de la politique menée depuis 12 ans ».

Pourquoi ce ras-le-bol selon vous ?
Les impôts fonciers sont excessifs ; le taux de chômage est à 22% ; le taux de vacance commerciale atteint les 40%. Il y a un fort potentiel industriel qui a périclité, un passé qui ne demande qu’à se réveiller. Le problème principal est le manque d’attractivité. Mais l’immobilier étant moins cher, les toulousains achètent des biens ici. Il s’agit d’attirer des entreprises par des mesures incitatives, ainsi que les cadres et les classes moyennes. Cela permettrait d’augmenter les rentrées fiscales car notre endettement est de 17 m€ et les finances ne sont pas au vert comme l’annonce le maire Claude Fita.

Quel est votre programme ?
Notre idée-force est l’attractivité. Cette attractivité passe par une série de mesures d’abord sur le plan de la sécurité ; nous souhaitons l’instauration d’une police municipale ; le commissariat est fermé depuis 2010. Nous souhaitons que soient sanctionnés les dépôts d’ordures illégaux, qu’il soit mis fin au stationnement de voitures-poubelles, aux trafics de drogue, car Graulhet a la fâcheuse réputation d’être une plaque tournante. Ensuite, nous souhaitons opérer une réduction de la dette. Et diminuer les impôts locaux et le foncier. Nous lancerons un audit des finances communales dès la première année. Nous souhaitons baisser l’indemnité du maire de 20 à 30 % ; il faut montrer l’exemple ; pour les adjoints, nous verrons. Pour ce qui est des dépenses de personnel, le ratio est bon :50% ; nous n’envisageons pas de réduction d’effectifs des agents communaux. Pour la vie associative et la vie quotidienne, nous souhaitons améliorer la vie au centre-ville ; il faut rétablir les fêtes votives et fêtes populaires, notamment place du Jourdain ; des animations seraient les bienvenues. Concernant le sport, nous souhaitons mettre en œuvre des conventions d’objectifs avec les plus grands clubs, avec des critères sportifs et d’autres critères ; il pourrait y avoir application d’un bonus-malus ; cela viserait les associations qui bénéficient de plus de 10 000 euros de subventions.
Pour les entreprises, il sera fait appel à des artisans locaux, des entreprises locales, dans les appels d’offres, dans les travaux, ; on mettra des clauses écologiques, pour des acteurs économiques dont la taxe carbone est réduite ; nous aurons ainsi avec ces entreprises une réponse rapide, un SAV sur place.
Nous envisageons aussi de mettre en place des référendums locaux pour des projets d’investissement dont le montant dépasse les 500 k€, en demandant leur avis aux Graulhétois. Par exemple, on aurait pu réduire le coût de la passerelle de Millet et garder 2 millions pour des projets voirie. Concernant la santé, nous souffrons de désertification médicale comme au plan national. Donc il faut redonner force à la maison de santé et à l’hôpital, en accueillant des médecins. Côté déplacements, nous souhaitons que la navette fasse un détour par la maison médicale. Deux réunions publiques sont prévues : Vendredi 21 février 19h, salle de la Démocratie et vendredi 6 mars à 19h au Foulon.

Pierre-Jean Arnaud.

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