Accessibilité centre ville Ariège

Accessibilité au centre ville: ces petites choses qui changent tout

 source : CERCAD 31-  ariege-news

Quand on parle de mise aux normes en matière d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, on pense souvent à des travaux particulièrement coûteux, que beaucoup de communes tardent encore à réaliser.

Pourtant, il existe aussi de petits changements anodins à réaliser dans les centre-villes qui peuvent changer le quotidien des personnes en situation de handicap.

Dans les rues de La Tour du Crieu, les membres du service technique ont pu, en quelques minutes, enlever plusieurs obstacles.

En déplaçant certaines jardinières pour laisser plus de place au passage d’un fauteuil par exemple.

Ou encore en modifiant le mobilier urbain, comme un dangereux bac à fleur en coin de rue et en angle droit.

Autre cas concret: le fait de rehausser les panneaux de signalisation à 2,20 mètres de hauteur pour que personne ne puisse se cogner.

Il y a aussi possibilité de créer des emplacements spécifiques sur la chaussée pour les bacs à ordure.

Ou encore de peindre le haut des poteaux ou des bornes en blanc pour qu’elles soient repérables par les malvoyants.

Bref rien de bien compliqué ni de très coûteux, et qui montre surtout que les collectivités ont un rôle majeur à jouer.

Depuis la loi de 2005, la Tour du Crieu s’est déjà doté de son PAVE (plan d’accessibilité de la voirie et des espaces publics).

De quoi changer en profondeur les manières de faire dans la gestion des espaces publics.

Selon le maire Jean-Claude Combres, «maintenant, nos nouvelles réalisations tiennent compte de ces problématiques, comme pour un poteau d’éclairage public qu’autrefois, on aurait mis au milieu du trottoir sans prendre conscience de l’enjeu»

Mais globalement, le département n’est pas un très bon élève en la matière.

Pour Jean-François Desbouis (directeur départemental des territoires), «depuis la loi de 2005, les collectivités doivent mettre en place un plan d’accessibilité.[…]

Dans le département de l’Ariège, leur mise en œuvre a pris beaucoup de retard. Des actions de sensibilisation et de compagnonnage des intercommunalités sont mis en place par l’état»

Dans ces fameux «Plan d’Accessibilité de la voirie et des espaces publics» que doivent réaliser les communes, il s’agit en fait d’assurer la continuité des déplacements pour tous.

Pour cela, il faut entretenir le revêtement du trottoir en évitant les trous.

Mais aussi déplacer les obstacles ponctuels (pots de fleur, poteaux de signalisation): un minimum de 90 cm doit être garanti sur les trottoirs faisant plus de 1,4 mètres de large.

Il faut aussi abaisser les «ressauts» à 2 cm à chaque passage prévu pour la montée des trottoirs.

Le mobilier urbain doit aussi respecter une forme minimale permettant d’être perçu par les personnes aveugles ou malvoyantes.

Enfin, il faut adapter les passages piétons (en respectant des pentes maximales, et installer des bandes d’éveil de vigilance).

En Ariège, seulement 4% des communes ont appliqué ces règles.

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