Cinéfeuille: salles obscures, pleine nature

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Cinéfeuille : une 14 ème édition : entre salles obscures, pleins champs et jardins partagés
Le festival Cinéfeuille a ouvert ses portes sur les salles obscures avec des documentaires, des rencontres-débats ; il a aussi proposé des séances plus pragmatiques avec des visites de jardins, des pique-niques et des randonnées paysagères. Un programme riche et attractif, mais aussi très dense. Une grande disponibilité était nécessaire pour participer aux différentes manifestations organisées par le CPIE, assisté de la mairie de Gaillac, des Jardiniers de France, de la Région, du Conseil Général, du Pays des Bastides et Vignobles gaillacois, des Incroyables comestibles. De ces quatre journées du 14 au 18 mai, extrayons quelques pépites.
« Le territoire, une histoire amoureuse entre une terre et ses habitants »
Thierry Paquot, philosophe et urbaniste, veut promouvoir une nouvelle approche des territoires. Au-delà des segmentations et autres millefeuilles administratifs, il souhaite donner plus de corps à la notion de territoire : « Le territoire, c’est le résultat d’une histoire amoureuse entre une terre et ses habitants », a-t-il affirmé lors de sa rencontre-débat du vendredi 16 mai au Cinéma Imagin’. Il est évident que ce sont les hommes qui ont sculpté les territoires millénaires dans le pays gaillacois. L’empreinte viticole de ce pays est d’origine romaine. Les romains ont très tôt commencé l’exploitation de la vigne. Le site archéologique de Montans atteste la présence d’un centre de peuplement important qui s’est poursuivi durant toute la période gallo-romaine ; la présence des 3 éléments que sont le bois, la terre et l’eau , ont permis à cette contrée de faire éclore un site artisanal de poterie très important. C’est ainsi que tout un peuplement a commencé à se développer d’abord rive gauche tirant partie du savoir-faire de la céramique. Ensuite avec l’essor du commerce fluvial, la montée en puissance de la vigne, la fondation de l’abbaye St Michel en 972, le peuplement a essaimé sur la rive droite du Tarn.
Les Hauts de Gaillac : une rando sportive et culturelle entre vigne et chèvrefeuille
La randonnée des Hauts de Gaillac, organisée par les soins conjugués de la Fédération départementale de randonnée pédestre et de Gaillac Rando (Alain Escafit), a connu un franc succès réunissant une bonne trentaine de personnes, prêtes à en découdre avec les aspérités du relief gaillacois. Aspérités mais aussi douceurs dans l’approche des paysages sous le soleil printanier qui jouait à chasser les nuages venus disputer à l’astre du jour un règne sans partage. En effet, la randonnée fut non seulement sportive mais aussi culturelle ; des commentaires sur l’histoire de ce territoire furent dispensés en certains points du parcours, apportant une connaissance plus approfondie de l’élément humain des propriétés agricoles.
Des explications captivantes par Adeline Bea du CAUE Tarn :
La découverte du vignoble gaillacois n’aurait pas été complète sans les explications fort intéressantes et pertinentes d’ Adeline Béa, chargée d’inventaire patrimoine au sein du CAUE. La physionomie du territoire résulte de l’implantation des domaines et maisons au fil du temps dans le paysage. Au Moyen-Age, les grandes maisons nobles des familles comme les Didier-Salvi ont succédé aux villas gallo-romaines établies dans la plaine, aux alentours de Montans et de Lagrave. A Saint-Laurent de Pompirac, s’établit la famille des Vialar qui au 18ème siècle, bâtit sa maison sur l’emplacement d’une ancienne chapelle. Cette demeure est embellie avec un parc comprenant des arbres remarquables, cèdres, pins parasols. La maison est couronnée par un fronton avec des stucs et des éléments de décoration. Augustin de Vialar part en 1832 en Algérie, rejoint par sa sœur Emilie qui vient juste de fonder les sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition. La propriété passe à la famille Bermond, dont l’un des membres Marie Joseph deviendra sous-préfet du Tarn. La propriété est de 50 hectares dont 12 hectares de vigne. Fin du 19ème siècle, la famille Journès achète la maison ; un jardin de buis est planté, comme celui existant à Touny-les-Roses et au domaine de Lastours. En 1930, on construit un chai car la propriété s’est agrandie. Le sentier des Hauts de Gaillac est aussi l’occasion de voir de nombreuses autres demeures construites avec l’essor de la viticulture, telle cette maison cubique aux dimensions de 17m sur 20 m. Le chai a été bâti à l’arrière, côté nord ; la maison marquée au chiffre du propriétaire a été payée à l’époque par M. Mallet 6000 francs-or, ce qui représente une coquette somme. La suite du parcours donne l’occasion d’apercevoir quelques cabanes de vignes ; modestes bâtis ou constructions plus imposantes, ces cabanes avaient pour fonction d’abriter les outils ainsi que d’héberger les saisonniers employés à la vigne, car les propriétés étaient très morcelées. Certaines sont délabrées ou menacent ruines alors que d’autres ont pu être restaurées au point de devenir de véritables maisons d’habitation.
La vue sur le domaine de Clos : fort de 50 hectares, le domaine tire profit de ses ressources naturelles, notamment de ses parcelles boisées, utilisées pout la tonnellerie. Le premier chai est construit par une famille de pharmaciens, les Lortal ; puis après la crise du phylloxéra, un 2ème chai est bâti. La famille Albinet acquiert la propriété dans les années 1940. La ferme est restée « dans son jus » : elle conserve une batterie de pressoirs, des cuves en bois et d’autres en ciment pour le vin rouge et le vin blanc. Deux autres traits caractérisent ce domaine : la présence d’un logement de maître-valet indépendant de la maison principale, ce qui se suppose un certain standing ; ensuite un pigeonnier précieux pour la fumure apportée aux vignes. La colombine est resté longtemps le seul engrais naturel autorisé jusqu’au XIX siècle, car les autres fumures étaient soupçonnées de corrompre le goût du vin. Peu à peu le domaine a perdu en partie sa vocation viticole et les bois ont commencé à gagner sur les terres arables et les vignes.
Dans l’exhalaison des senteurs de chèvrefeuille, la montée vers le village de Vors est prétexte à jeter un petit coup d’œil sur la petite église Saint-Pierre, chère à André Lengard, président de l’association de sauvegarde. Riche d’un très beau retable polychrome, plantée là au milieu des champs avec son cimetière attenant, elle a été fort bien restaurée par la Fondation du Patrimoine.
Un pique-nique apprécié dans le hameau de Vors
Après une matinée de marche, les efforts physiques consentis au grand air ont creusé les estomacs. Aussi, le pique-nique proposé par les organisateurs dans le hameau de Vors est venu à point nommé pour que notre randonnée puisse avoir une suite. Au menu : cake aux légumes proposé par les Jardins de St Martin à Rabastens, jambon cuit et œuf dur de la ferme Cassar à Lombers et du Plo Bellegarde à Saint-Gauzens, la tome de brebis de la fromagerie Marty, la Millassine de la ferme de Bellegarde à Réalmont, le pain farine Fleur d’Autan de l’EARL Thilliez à Cestayrols, sans oublier une bonne rasade de rouge de Mas des Combes pour repartir d’un bon pied dans les coteaux tarnais.
Un retour vers Gaillac entre vignes, chênes truffiers et cerisiers
La suite de la randonnée a conduit les marcheurs aux abords du très beau lavoir en pierre situé en contrebas du hameau de Vors. Une nouvelle pause auprès d’un spécialiste de la truffe a permis d’en savoir un peu plus sur ce tubercule mystérieux, sur lequel se penchent les chercheurs en agronomie. Produit d’une symbiose sophistiquée entre un sol travaillé et le système racinaire des arbres, en général des chênes pubescents ou des chênes verts, la truffe a une croissance aléatoire qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Puis la montée sur un point haut nous a fait admirer la plaine du Tarn avec une vue allant jusqu’à Albi et au-delà ; on pouvait deviner le donjon de la cathédrale Ste Cécile…Enfin, voici la redescente rapide au milieu des cerisiers et le retour par le car à partir du chemin de Toulze jusqu’au cinéma lmagin’. Le temps pour certains de faire quelques emplettes et pour d’autres de gagner le rendez-vous des Incroyables comestibles à Catalanis.
Pierre-Jean Arnaud- 20 mai 2014

4 réflexions sur « Cinéfeuille: salles obscures, pleine nature »

  1. GUILLEMART

    Bravo pour cet article sur le Festival CINEFEUILLE .
    Suffisamment d’explications et de détails peuvent inciter d’autres personnes qui ne connaissent pas cette manifestation à y participer l’an prochain.
    En ce qui me concerne, les Journées CINEFEUILLE m’ont conquise et j’espère pouvoir y participer en 2015 .
    Les visites, les conférences et les documentaires m’ont intéressée énormément même si la fatigue se faisait sentir en fin de semaine
    J’ai fait la connaissance de personnes très sympathiques,donc :séjour très enrichissant

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    1. admin Auteur de l’article

      Merci de ce retour positif sur un Festival qui a le mérite de nous faire retrouver nos racines terriennes, de nous faire réfléchir sur les liens entre population et territoire dans la perspective d’un développement raisonné et raisonnable.

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  2. CINEFEUILLE festival du film Jardins et paysages

    Festival du film Jardins et Paysages
    Du 27 au 31 mai 2015
    Gaillac – Tarn
    Les jardins de tous les plaisirs

    C’est sous le signe des plaisirs que s’annonce Cinéfeuille, le festival du film Jardins et Paysages. Plaisir d’explorer le jardin planétaire avec Gilles Clément. Ingénieur horticole, paysagiste, écrivain…, ce jardinier nous fait aimer les plantes qui voyagent. Pour cet humaniste, le jardin – toujours en mouvement – est un combat et une aventure.

    Plaisir de cultiver et de déguster fruits et légumes, sous la binette d’Antoine Jacobsohn, responsable du Potager du Roi et de Michel Bras, le chef étoilé. Le premier connait tout des usages de la Cour de Versailles en matière de gourmandise. Un savoir royal qu’en jardinier généreux, il partage volontiers. Quant à Michel Bras, son amour des légumes attire jusqu’à Laguiole des gourmands venus du monde entier.
    Plaisir aussi de flâner et de méditer dans le jardin zen, d’en comprendre les règles et les pouvoirs apaisants…

    Cette 15ème édition de Cinéfeuille sera également l’occasion de randonner dans le vignoble gaillacois, de découvrir des jardins secrets et des secrets de jardiniers.

    Bouturage entre cinéma, débats, formations, expos, animations, balades jardin et dégustations gourmandes, Cinéfeuille vous donne rendez-vous du 27 au 31 mai à Gaillac.
    Le programme est en germination. Rendez-vous au printemps pour le découvrir.

    http://www.cinefeuille.com
    05 63 47 72 90

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