Gaillac: Mémo Camp de Brens

Gaillac -Brens-Técou : Commémoration Libération et hommage au camp de Brens

Gaillac avait programmé une matinée en ce dimanche 15 août un programme très dense pour commémorer la Libération de la ville : dépôt gerbes à Técou, ensuite au camp de Brens, cérémonie place de la Libération et au final dépôt de gerbe au square Joffre, en présence des associations d’Anciens Combattants, Déportés, Résistants, Prisonniers de guerre et Mutilés.

Dépôt de gerbe à la stèle du groupe Vendôme au cimetière de Tecou-Nay

A proximité du petit cimetière du Nay de Técou, près de l’église voisine, une stèle rappelle les combats menés par le groupe Vendôme, ce groupe d’où émerge l’illustre figure de Renée Taillefer, engagée dès l’âge de 15 ans dans la Résistance. Les représentants de la gendarmerie, de la Protection civile, des Anciens combattants avec le président Gilbert Gineste, les maires de Gaillac et de Técou,  ainsi qu’élus et porte-drapeaux assistent et procèdent aux différents dépôts de gerbes ; entonné a cappella par l’adjudant Philippe Moustrous, de la Compagnie de gendarmerie de Gaillac,  l’hymne national résonne alors de façon émouvante.

Le camp de Brens, lieu de mémoire de la déportation des femmes

Le cortège prend la route pour se retrouver autour de Rémi Demonsant, président de l’APSICRBR, Association pour Perpétuer le Souvenir des Internées des Camps de Brens et de Rieucros ; celui-ci accueille les personnalités autour de la stèle érigée en l’honneur de toutes les victimes essentiellement féminines de ces deux camps. En effet, après avoir hébergé dès le 15 mai 1940 un millier de Belges, Espagnols et Polonais, le camp de Brens s’ouvre dès novembre pour accueillir les réfugiés juifs étrangers ; il reçoit le 14 février 1942, les 320 femmes et les 26 enfants du camp de Rieucros près de Mende qui vient de fermer. Il sera l’antichambre de la mort pour beaucoup d’entre elles, déportées à Auschwitz. Y sont passés des figures célèbres : belle-mère de Jean-Jacques Goldman, la mère de Véronique Samson, la mère de Georges Charpak, Dora Schaul.  

Un cycliste de 89 ans : Joseph Segondy reprend les couplets du Chant des Marais

Après les discours de Sylvie Garcia évoquant la mémoire de toutes ces personnes qui ont sacrifié leur vie, Michel de Chantérac pointe les heures sombres de cette période et cite Marc Bloch : « L’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. ». Joseph Segondy, cycliste de 89 ans, bon pied, bon œil, se souvient avec émotion de son passage au camp de Brens, durant ses jeunes années. Il reprend avec l’assistance les couplets du Chant des marais, composé en 1933 par des internés du camp de concentration de Börgemor, en Basse-Saxe.

Pierre-Jean Arnaud

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