Graulhet: 16e salon printemps

Graulhet :   16e salon de printemps avec Laurent Malingoy et Maryse Murillo jusqu’au 22 mai

Ce vendredi 5 mai avait lieu le vernissage du 16e salon de Printemps à la salle de l’Odéon à Graulhet. Le palmarès  a été dévoilé par la présidente de l’Eveil artistique, Geneviève Ribes : le 1er prix sculpture à  Chantal Landrier de Saint-Antonin-de-Lacalm ; le 1er prix acrylique à  Simone Brisorgueil d’Orban; 1er prix pastel à Christiane Karsenti de Lautrec ; le 1er prix aquarelle, à Françoise Perry de Castres ; le 2e prix aquarelle à Anne-Marie Jardry de Busque; le 1er prix huile à Christiane Ségura de Saliès, alors que Jean Thomas recevait le prix d’encouragement, pour ses sculptures. C’était l’occasion pour le maire Claude Fita de rendre hommage à tous ceux qui contribuent à la vie artistique et culturelle de Graulhet ; il a salué particulièrement les invités Laurent Malingoy et Maryse Murillo.

Laurent Malingoy : des contemporains hauts en couleur à la recherche du bonheur

A mi-chemin entre désillusion et quête du bonheur, les personnages de Laurent Malingoy déroulent des scènes de vie attachantes : danse, barbecue, scène de train… Son collage minutieux de revues et de magazines lui permet de dessiner des personnages très typés qui sont engagés dans la vie sans y être ; ils occupent de façon très colorée l’espace mais semblent singulièrement absents, comme hypnotisés. Cet Aveyronnais issu d’une famille d’artisan ébéniste qui dessine depuis son plus jeune âge, a suivi des cours à l’IPEDEC, Institut de peinture décorative de Paris ; le contact avec des meilleurs ouvriers de France lui a été très bénéfique et lui a fait acquérir une technique très sûre. Il en résulte une scénographie comme empruntée à des films d’animation (on pense à « Moi, moche et méchant ») tout à fait originale qui capte littéralement le regard du spectateur.

Maryse Murillo apprivoise fil de fer et papier pour créer de belles figures longilignes   

Alésienne d’origine, Maryse Murillo a migré du Gard dans le Tarn à Castres, il y a 40 ans. Elle était familière de la peinture et s’est mise à la sculpture, il y a 25 ans. De la terre cuite ayant servi à ses premières œuvres, elle est ainsi passée au fil de fer et au papier. Elle souhaite mettre de la couleur dans ses sculptures, notamment du rouge. Primée à Lacrouzette et invitée à Roquecourbe, cette artiste se dit attirée par les sujets de femmes et d’enfants. « Je suis tous les jours dans mon atelier », confie Maryse Murillo, qui sculpte des figures humaines empreintes d’élégance et de légèreté.

Pierre-Jean Arnaud

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