Albi: Voeux 2016 Mgr Legrez

Albi 15 nov 2015 messe fete Ste Cecile avec mgr Legrez et Brugues (5)

Albi : vœux 2016 de Mgr Legrez

Ce lundi matin, la presse était conviée par Mgr Jean Legrez, archevêque d’Albi, pour un petit déjeuner. C’était l’occasion de formuler des vœux pour 2016 au lendemain de la fête de Saint François de Sales, patron des journalistes. Voici ce que dit à son propos le site nominis.cef.fr : « Francois de Sales entreprend d’écrire des lettres personnelles aux gens qu’il ne peut atteindre. Puis il fait appel à l’imprimerie pour éditer des textes qu’il placarde dans les endroits publics et distribue sous les portes. Ces publications périodiques imprimées sont considérées comme le premier « journal » catholique du monde, et c’est pourquoi François de Sales est le patron des journalistes. »

Communiquer a un coût

Monseigneur Legrez a donné une première impression sur l’Eglise et son message : «  Les médias font parfois les nouvelles, la pensée de l’Eglise. On transforme le message. »  A la remarque d’un journaliste regrettant que l’Eglise ne communique pas suffisamment, Mgr Legrez répond : «La mission de l’Eglise, c’est l’évangélisation et communiquer demande des moyens, cela a un coût. Il faut se renouveler en permanence. Certains  gros diocèses ont des moyens que nous n’avons pas. »

Les migrants : quel accueil ?

Il y a plusieurs mois, le cardinal Barbarin a tweeté : « Le premier droits des migrants est de rester dans leur pays. ». En écho, Mgr Legrez répond : «Dans nos Etats riches, nous ne pouvons qu’accueillir tout le monde. Mais cela n’empêche pas d’être intelligent. Nous avons une France qui ne se reproduit pas. Le drame de la classe politique, c’est que nous n’avons plus d’hommes politiques, même au niveau européen, porteurs de grands projets. Pour  ce qui est des migrations, nous en sommes en partie responsables. Est-ce que les migrants peuvent rester chez eux ? Nous les ponctionnons sans arrêt.» Mais Mgr ajoute : « Quand arrêterez-vous de vous culpabiliser, me disait un évêque africain. » Entre une colonisation aux aspects positifs (médecins, dispensaires, infrastructures…) et un libéralisme pur et dur (pillage des ressources), il faut trouver le juste milieu d’un accueil réciproque,  d’une coopération vertueuse et mutuellement profitable.

Y-a-t-il-eu des familles accueillies dans le diocèse ?

 Une famille irakienne a été accueillie ; les frères, sœurs cousins sont arrivés. C’est compliqué ; cela demande un accompagnement considérable. Les paroisses sont prêtes à accueillir comme cela a été le cas par exemple à Lavaur ou à Dourgne.

L’état d’urgence et la surveillance des lieux de culte

Mgr Legrez répond que c’est à l’Etat de veiller au service d’ordre. Mis à part la profanation commise au cimetière de Castres, il n’y a pas de fait majeur à signaler.

Les jeunes musulmans et les jeunes dans l’Eglise : la tentation communautariste

« Différentes paroisses ont participé à des réunions de communautés chrétiennes et musulmanes, qui ont même permis des rencontres entre les musulmans eux-mêmes.  Des structures de dialogue existent aussi pour réfléchir ou se former au contexte de la laïcité. Tout est possible mais le meilleur aussi. Je n’ai jamais tant pensé au martyre ; les chrétiens d’Orient nous interpellent : « En Europe, vous devez vous préparer à ce que nous vivons. » Pour le dialogue oécuménique, les relations sont bonnes avec les protestants et les orthodoxes, mais ces derniers ont peu nombreux ».

Le denier de l’Eglise et les finances du diocèse

Il est bon de rappeler que l’Eglise ne perçoit aucune subvention, ni aide de l’Etat, en vertu de la loi de 1905.La situation financière du diocèse est donc  à surveiller, car le montant du denier de l’Eglise n’est pas en croissance. Le diocèse compense cette diminution par les dons et legs des fidèles. Dans le diocèse, on a environ 90 prêtres en activité et une trentaine retirés, mais il faut aussi subvenir aux besoins des laïcs chargés de mission avec une couverture sociale conséquente.

Les projets 2016 et l’année de la miséricorde

L’année de la miséricorde a débuté le 8 décembre 2015 avec l’ouverture par le pape François, de la Porte sainte à Rome et à Bangui. Dans le Tarn, c’était le 13 décembre entre Saint-Salvy et Sainte-Cécile, également  à En Calcat. Le message est de découvrir à frais nouveaux que notre Dieu est miséricordieux, que l’amour s’exprime par la compassion aux plus pauvres et aux plus fragiles et par la réponse donnée à cette misère par les œuvres de miséricorde. Chaque baptisé est invité à rentrer dans cette démarche où sont proposées plusieurs pistes: recevoir individuellement le sacrement de réconciliation, participer à l’Eucharistie, s’engager dans une oeuvre concrète comme la visite d’un malade, le don aux pauvres, la réconciliation avec un voisin… Saint Jean-Paul II avait fixé au dimanche après Pâques, le dimanche de la Miséricorde, encouragé en cela par sa dévotion particulière à Faustine Kowalska. Faustine Kowalska était une religieuse polonaise canonisée en 2000, année du Jubilé commémorant les 2000 ans de la naissance du Christ.

Une exposition sur la Bible à ne pas manquer : à Castres du 2 au 24 avril 2016

Du 2 au 24 avril 2016, se tiendra Expo-bible au Parc des Expositions à Castres. Cette exposition est destinée à faire mieux connaître ce patrimoine de l’humanité qu’est la Bible. Elle se déclinera aussi en conférences, concerts et spectacles. Voir le site www.expobible 81.fr.

Pierre-Jean Arnaud-  27 janvier 2015

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