Albi: expo Moulins Albigeois

Albi : Expo aux Moulins Albigeois-  Refaire surface jusqu’au 22 octobre

 Invitée par le Centre d’art Le LAIT aux Moulins Albigeois, Valérie Jouve a sollicité le collectif Suspended spaces au sein duquel elle est engagée depuis plusieurs années. Avec trois membres du collectif, Daniel Lê, Françoise Parfait et Eric Valette, ils ont imaginé, en collaboration avec Jackie-Ruth Meyer, directrice du Centre d’Art, une exposition : Refaire Surface. Suspended spaces est un collectif d’artistes et de chercheurs réuni depuis 2007 autour d’un projet organique, arborescent et évolutif, qui a comme méthode de travail le déplacement, géographique mais surtout artistique, culturel et intellectuel. Pour Albi, le collectif a réalisé une collecte d’images auprès d’une cinquantaine d’artistes, auxquels il a été proposé de donner cinq photographies faisant écho au titre, Refaire Surface. Le fonds de photographies constitué devient la matière d’une pièce collective, envahissant les murs du Centre d’art. En résulte une vaste exposition sous forme d’affiches collées, anonymes, dont une partie se dissémine dans la ville, une association d’images qui dessine des connexions, organise des relations, suggère des narrations, invente des échanges. Refaire surface, c’est surgir pour reprendre de l’air. Il s’agit métaphoriquement de résister, chercher un nouveau souffle et imaginer des alternatives aux tournants artistique, politique, social, économique et culturel actuels.

À l’heure de la dernière exposition du Centre d’art Le LAIT aux Moulins Albigeois, le titre suggère des souvenirs d’images et de moments qui resurgissent de la mémoire des lieux. Il s’agit une dernière fois d’investir un espace régulièrement inondé par les crues du Tarn, de travailler avec des archives d’artistes, issues des mémoires individuelles et collectives, en recouvrant les murs du Centre d’art par les visions sensibles de cinquante six artistes. Refaire surface est plus littéralement aussi une question de plans, d’espaces, d’étendues et de textures, qu’il s’agit de mettre en jeu pour inventer d’autres modalités d’exposition. C’est enfin expérimenter une nouvelle manière de penser nos rapports à l’image, par un parti pris poétique et politique, où dialoguent et s’entrechoquent réalité, rêve, humour et beauté.

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