Billet : Autoroute Castres-Toulouse

vue autoroute

Autoroute Castres-Toulouse : désenclaver pour (mieux) enclaver !

Olivier Roques nous prie d’insérer:

Dans les années 1990, comme pour la RN 106 et ses 45 km entre les deux villes gardoises d’Alès et Nîmes, était acté le principe d’une réalisation en 2×2 voies de la RN126 ! Ainsi, dans le Gard, les aménagements débutaient-ils par des premières mises en services de section à 2X2 voies dès 1998 ! Dans le Tarn, une bretelle autoroutière A680 à 2×1 voie était construite en 1996 ! Dans les années 2000, plusieurs sections à 2×2 voies étaient réalisées dans le Gard comme dans le Tarn (Soual, Puylaurens). Des réalisations pour la desserte du bassin alésien des contreforts des Cévennes et celle du bassin Castres Mazamet des contreforts du Haut Languedoc et de la Montagne Noire qui suivaient leurs cours ! Aujourd’hui, pourquoi le copié-collé de ce qui vient d’être achevé au printemps 2016 sur la quarantaine de kilomètres de la RN 106 par le Languedoc-Roussillon et ses collectivités locales pour quelque 220 millions d’euros (le juste montant de la subvention d’équilibre qu’aurait à débourser les mêmes collectivités locales dans le cadre de l’autoroute Castres-Toulouse), n’a pas pu être fait sur la RN126 par Midi-Pyrénées ? Et si les fonds du contrat État-Région étaient certes difficilement mobilisés, avec le nouveau projet de liaison par mise en concession autoroutière, ceux-ci partaient sur la fin du doublement de la rocade d’Albi achevé au printemps 2015, et la poursuite de l’aménagement à 2×2 voies de la RN 88 entre Albi et Rodez après une première mise en service de section à l’été 2015 ! Deux préfectures, des territoires du Carmausin et Ségala, un département de l’Aveyron pouvant remercier pour ses accélérations soudaines les édiles de la sous-préfecture chère à Jaurès pour leur choix dit visionnaire avec leur autoroute cul de sac, oubliant la désormais grande région Occitane, Pyrénées, Méditerranée, non sens socio-économique et environnemental comme le soulignent deux avis de l’Autorité Environnementale et du Commissariat général des investissements ! Et de se demander lesquelles entre ses deux hautes institutions nationales et, notre bien pensante locale, sont réellement incompétentes ? Dans l’attente, en vingt deux ans à ce jour, la mise à 2×2 voies de la RN126 qui selon les dire aurait duré trente ans, le chemin de croix en serait en sa dernière station … sauf qu’aujourd’hui, hormis la mise en place de radars automatiques pour la sécurité (financière de l’Etat), rien de chez rien … Décidemment, Alès jacta est !
Olivier ROQUES, Castres, Tarn, Languedoc, Pyrénées, Méditerranée, France, Europe

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