Canonisation Emilie de Villeneuve

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Photos: béatification Emilie de Villeneuve le 5 juillet 20069 à Castres

Canonisation Emilie de Villeneuve le 17 mai 2015 10h à Rome

Source:  site diocèse Albi

Dimanche 17 mai, nous allons célébrer la canonisation de Bienheureuse Émilie de Villeneuve.
Une enfant de Dieu du Tarn est proposée comme modèle et intercesseur à toute la chrétienté.

Qui est Emilie de Villeneuve?

Jeanne Émilie de Villeneuve est née à Toulouse le 9 mars 1811. Dès son plus jeune âge, elle vit au château d’ Hauterive, près de Castres. Elle perd sa mère à l’âge de 14 ans et trois ans après sa sœur Octavie. Après le décès maternel, elle vit quelque temps à Toulouse. À 19 ans, Jeanne-Émilie est de retour à Hauterive, où elle gère la vie familiale, soulageant de cette tâche son père, alors maire de Castres (de 1826 à 1830).

Le 8 décembre 1836, elle crée avec l’accord de son évêque, et en collaboration avec deux compagnes, la Congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception, rapidement connue sous le vocable de “sœurs Bleues de Castres” en raison de la couleur de leur habit.
Dans l’anonymat d’une maison de Castres, elle sert les plus démunis avec ses compagnes : jeunes ouvrières, malades, prostituées, et les condamnés en prison. Puis la congrégation voit grandir le nombre de ses sœurs, et son rayonnement s’étend à l’Afrique (Sénégal, Gambie, Gabon) à peine 12 ans après sa création, alors qu’elle ne comptait qu’une quarantaine de membres. Un seul souci, une seule ambition dans le cœur d‘Émilie et des vaillantes missionnaires : « Aller sans hésiter là où la voix du pauvre nous appelle ».

Aujourd’hui les Sœurs, habitées par le même dynamisme et fidèles à l’intuition première d’Émilie, disciples de Jésus Sauveur, nourrissent un seul désir : proposer l’Évangile et promouvoir la vie, la paix et la justice à travers leur engagement missionnaire.

En 1853 Jeanne-Émilie de Villeneuve démissionne de sa charge de Supérieure Générale. En 1854, l’épidémie de choléra atteint Castres et la fondatrice des Sœurs Bleues décède le 2 octobre, entourée de ses sœurs. Le choléra sévissait alors dans la région de Castres et on comptait déjà un bon nombre de morts. Émilie de Villeneuve s’était rendue en pèlerinage à Pibrac. Dans sa prière elle avait demandé à sainte Germaine d’intercéder pour que cesse le mal qui faisait tant de ravages, allant jusqu’à s’offrir elle-même. Son sacrifice a été agréé par Dieu : le mal a régressé, on n’a plus noté de décès après celui d’Émilie.

Une canonisation est la reconnaissance officielle par l’Église catholique qu’un chrétien a aimé et suivi de manière admirable le Christ, le « seul Saint », et sa conviction qu’elle peut dès lors le proposer à l’ensemble du Peuple de Dieu comme modèle et intercesseur.

Béatification et canonisation ?

La béatification et la canonisation ont pour but de proposer en exemple le témoignage d’un membre de l’Église et d’autoriser ou de prescrire un culte public en son honneur. Ce culte public se traduit par l’attribution d’un jour de fête au calendrier. La fête de sainte Émilie de Villeneuve aura lieu le 3 octobre.
Les actes de béatification et de canonisation se distinguent par le degré d’extension du culte public. Celui du bienheureux est limité à une zone prévue par le Saint- Siège. Celui du saint est autorisé voire prescrit partout dans l’Église universelle.

Quels sont les critères ?

Deux ordres de faits doivent être démontrés pour aboutir à une béatification ou une canonisation
le rayonnement spirituel du Serviteur de Dieu après sa mort : c’est à la fois un signe de sa participation à la sainteté de Dieu et l’assurance que son exemple est accessible et bienfaisant au peuple chrétien ; les miracles qui peuvent lui être attribués revêtent à ce titre une grande importance.
le martyre ou les vertus chrétiennes ; le martyre, c’est-à-dire la mort subie par fidélité à la foi, est le suprême témoignage que peut donner un chrétien, et il suffit à le rendre exemplaire quand bien même le reste de sa vie ne l’aurait pas été ; quant aux vertus chrétiennes, elles sont, en l’absence de martyre, la marque d’une foi vivante et la démonstration que la sainteté n’est pas inaccessible à l’homme.

Procédure de canonisation

La canonisation est décidée au terme d’une procédure rigoureuse. Dès les premiers siècles du christianisme, afin de faire cesser les abus qui s’étaient multipliés tant les martyrs et les saints étaient populaires, les évêques s’étaient réservé le droit de déclarer qui pouvait être reconnu comme saint. Au XIIe siècle, dans le même souci, le pape Alexandre III restreignit ce droit au pape, et au XIIIe, Innocent III en définit les règles. La dernière réforme a été apportée par Jean-Paul II en 1983, pour simplifier la procédure et y associer davantage les évêques.

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