Catherine Ferrier, nouvelle préfète

Tarn : Catherine Ferrier, nouvelle préfète, se soucie de l’usager

Une origine mi-lozérienne, mi-normande

La nouvelle préfète, Catherine Ferrier, est originaire de la Lozère, mais elle est par sa mère du Cotentin, partie la plus sauvage de la Normandie. Titulaire d’une maîtrise de sciences économiques, elle est aussi diplômée en sciences politiques de l’IEP Paris. Cette mère de deux enfants, chevalier de la Légion d’honneur et officier dans l’ordre national du mérite, admet que la ruralité ne lui fait pas peur. Elle a découvert Albi, « ville magnifique », et souhaite découvrir progressivement le Tarn.

19 ans en préfecture et 14 ans en administration centrale

Depuis le début de sa carrière, Catherine Ferrier a passé plus de temps en préfecture qu’en administration centrale mais il faut souligner qu’elle ne relève pas du corps préfectoral mais de l’Inspection générale de l’administration. Cette servante de l’Etat qui a travaillé sur l’évaluation des politiques publiques et la modernisation de l’administration, déclare avoir l’obsession de l’impact de l’action politique ; elle souhaite « mettre ses pas dans les pas de l’usager ».

 Objectifs : sécurité, emploi, valeurs républicaines

Quant aux objectifs qu’elle compte mettre en œuvre à son arrivée dans le Tarn, ils sont au nombre de trois : assurer la sécurité, développer l’emploi avec sa composante inclusion sociale et cultiver les valeurs républicaines.

Privilégier la co-construction et l’écoute

Catherine Ferrier souhaite aussi former les cadres de l’Etat à la co-construction et au débat public ; en effet, il faut inviter ces experts à être davantage dans une démarche d’écoute ; il s’agit pour reprendre une comparaison rugbystique, « d’être sur le terrain avec les joueurs ». Un autre défi est de les former aux techniques de l’innovation comme l’ont été ceux du Cher et du Lot. 

Les dossiers en cours : Sivens, autoroute, réfugiés, 90km/h

Sur Sivens, la préfète n’a rien dit de décisif ; le dossier est à réfléchir. Sur l’autoroute Castres-Toulouse  à comparer à celle gratuite de Albi-Toulouse, Catherine Ferrier ne pense pas disposer de beaucoup de marges de manoeuvre. Sur la limitation de vitesse, le président du Conseil départemental peut toujours revenir aux 90 km/h ; mais il ne peut le faire que tronçon par tronçon dans les conditions règlementaires et cela sera soumis à un contrôle juridictionnel. Pour les réfugiés, les statués avec droit d’asile doivent avoir une inclusion rapide ; pour les autres, « ma mission est de faire respecter la loi ».

Conclusion : Garder l’esprit sportif

Revenant sur la tendance française à outrepasser la limitation de vitesse, Catherine Ferrier a invité chacun à faire preuve d’esprit sportif et à respecter les règles. Dans le sport, on donne le meilleur de soi-même en limitant les violences inutiles : « Il faut garder cet esprit sportif. »

Pierre-Jean Arnaud

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