Graulhet: Poètes sans frontières

Graulhet : soirée Poètes sans frontières aux accents du midi  

Les poètes locaux pour la musique des mots et le pouvoir des images

Une bonne chambrée dans la salle de la Démocratie, mais surtout une qualité d’écoute et d’attention remarquable de la part d’un public attentif et conquis. « La poésie est cette musique que tout homme porte en soi », c’est par cette citation de William Shakespeare que Jean-Paul Aymès a introduit cette soirée des Poètes sans frontières. Comme la  musique qui s’attache à chaque rime, la poésie est cette vibration du cœur et de l’âme qui provoque une émotion unique avant d’être un agencement intellectuel de mots. Cette combinaison de mots magiques provoque une ouverture de l’être profond, cet être qui devient alors capable de percevoir les vibrations intimes et les palpitations de la vie.   Henri Manavit, disparu cette année, avait su capter ce souffle poétique dans son texte lu par J.P. Aymès, du Vent d’autan qui s’insinue dans les jointures de l’être. Françoise Mauriès eut une complainte émue pour son chien disparu Texas et dialogua avec l’hirondelle. Gabriel Rouyre remit à l’honneur Ronsard et Louisa Paulin, dans la Breçairola per la nena et «  Mesure ». Pierre-Jean Arnaud disserta du temps avec La fable de La Fontaine, le Vieillard et les 3 jeunes hommes et laissa s’épancher « Cette flamme qui brûle ». Marie-Christine Barbaro rendit hommage à J.P. Aymès et esquissa avec la Guinguette une danse où entra Régine Parayre, qui délivra des Petites annonces humoristiques de Claire Garnier-Tardieu et « J’aimerais », un poème de Noëlle Lionnet. Charles Dalbin parla de château, de patrie, de genêts (François Fabié). Nadine Gil apprivoisa un hanneton et nous fit déménager avec Georges Pérec. Michelle Gros nous convia à la suivre « Sous les étoiles» et « Au fil des mots ». Amédée Sabatié nous conta en occitan la cigale et la fourmi du quercynois Jean Castela. Monique Sévenou nous entraîna dans la ronde printanière des cerisiers et des coquelicots, tandis que José Garrigou, en appela à son grand-père, parlait des funérailles d’été et de son chat. Franck Bruyère interpella le public avec « Cet enfant dort », « la femme de l’EDF » et « Spectaculaire ». Michel Noguera déclama une version espagnole de La Laitière et le pot au lait. Pascale Mansuy donna dans le haïku avec «Perle de poésie»  et «Un oiseau passe». Anne-Marie Caparros chanta le Quercy du poète occitan Félix Castan, alors que « La rose » fut  célébrée par Françoise Dujols. Lucien Enderli avec sa poésie naturaliste nous fit pénétrer dans la chênaie du Causse. Yves Coulon souhaita évoquer  Georges Marchais et lança sa chanson fétiche « Les Eoliennes ». Mélanie Fourgous lut pour nous « La nuit avance », « Vivre » et « le don ». J.P. Aymès égrena les Perles de la langue française de Jean d’Ormesson, ainsi qu’Aude et Cers en hommage à José Garrigou.

Georges Vidal et Christian Bruyère pour les notes de musique

Christian Bruyère confia ses émois amoureux dans deux chansons accompagnées à l’accordéon, tandis que Georges Vidal interpréta  une hymne à la vie avec l’Hirondelle de Claude Nougaro, pour terminer par le pur bonheur poétique et chanté de « Toulouse ». On retrouvera Georges Vidal le 26 mai à la MJC des Salvages de Castres.

Pierre-Jean Arnaud

 

 

 

 

 

 

 

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