Greschny, les fresques de mon père

Gaillac : Michael Greschny, les fresques de mon père

Organisée dans le cadre des conférences des Amis des Musées, une conférence « Les fresques de Nicolas Greschny dans l’agglomération Gaillac-Graulhet » a été suivie par de nombreux admirateurs de cet artiste géorgien, installé dans le Tarn à partir des années 1940. Michael Greschny, son fils,  a donné envie d’entrer davantage dans l’œuvre de son père qui a imprimé au sens propre (10 000m2 de fresques) et au sens figuré sa marque dans de nombreuses églises, chapelles tarnaises et donc aussi sur le territoire de l’agglomération. Michaël Greschny poursuit l’œuvre de son père avec la technique de la fresque qui met en scène les Ecritures, une mise en scène très incarnée dans le contexte tarnais puisqu’on retrouve souvent des figurants locaux peints sur les murs de leur église.

Greschny et la technique de la fresque

La fresque est une technique remontant aux temps les plus anciens, comme les fresques romaines réalisées en Egypte à El Fayoum, avec une encaustique chaude à base de cire d‘abeille à laquelle on incorpore des pigments. La technique du fresco permet à la pellicule de chaux, de calcite de fixer les pigments sur les motifs d’un dessin préalablement exécuté. En raison du séchage rapide, cela oblige le fresquiste à réaliser son œuvre dans la journée.

La mise en scène des Ecritures : l’icône, chair transfigurée          

Les fresques de Nicolas et Michaël Greschny prennent leur inspiration dans les principales scènes des Ecritures ; elles sont une théophanie ; une manifestation de la présence divine dans les édifices chrétiens. Elles transposent en plus grand les représentations de l’icône. Michael Greschny explicite : « L’icône, c’est la chair transfigurée, c’est la chair ressuscitée. On avait l’habitude dans l’église primitive de garder le visage de la personne décédée, peint sur une planche, comme un symbole de la Communion des saints. ». Comme la Trinité, Marie est souvent représentée ; ainsi à Briatexte, on la voit  à côté de son Fils, le Christ, homme des douleurs ; mais elle est aussi en train de filer lorsque l’archange de l’Annonciation lui apparaît à Salvagnac.

Pierre-Jean Arnaud

Pour en savoir plus :  Association des Amis de Nicolaï Greschny- La Maurinié 81430 Marsal – www.nicolaigreschny.net

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