Mazamet: Cabrol du métal en numérique

 

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Visite à l’entreprise Cabrol vendredi 14 février 2014
Un fleuron de l’économie mazamétaine
La préfète Josiane Chevalier avait programmé pour ce vendredi 14 février une visite d’entreprises dans le Tarn sud. Accompagné du sous-préfet de Castres, Jean-Yves Chiaro, elle s’est déplacée dans la matinée à Mazamet chez l’industriel Cabrol. Créée en 1930, cette entreprise de constructions métalliques, nichée en zone de Bonnecombe, s’est taillé de beaux succès sur le territoire national et même au-delà. En témoignent ses nombreuses réalisations dans les domaines des infrastructures sportives- stades Jean Bouin à Paris, Yves du Manoir à Montpellier, Furiani à Bastia, stade des Alpes à Grenoble, piscine de Limoges, complexe aquatique à Mantes-La-Jolie -, industrielles et commerciales – laboratoire Pierre Fabre à Lavaur zone des Couquillous, tunnel de maintenance TGV à Villeneuve-St-Georges, abattoir à Castres, hall expo à Lyon, galerie Grand Littoral à Marseille -, autres – Ecole des Mines Albi, Maison du Cœur à Sophia Antipolis, gare du Nord à Paris, Tour de contrôle de Bordeaux Mérignac, hôpitaux d’Aubenas et de Bayonne. Cette entreprise est maintenant passée sous le contrôle de Gilbert Rayssac, directeur général et Olivier Rayssac, directeur général délégué.
Un savoir-faire numérique
Dans un contexte lié à la baisse de l’industrie du délainage, Cabrol Construction Métallique est restée une entreprise familiale mais qui a su rebondir et occuper une place originale sur le créneau d’ouvrages requérant une haute technicité, soit en raison des formes et des matériaux utilisés, soit en raison des techniques mises en œuvre. Pour acquérir cette technicité notamment sur les parties connexes (armature bois, etc.) de la charpente métallique, CCM a renforcé ses compétences ; sa part de cadres et agents de maîtrise dépasse la moitié de l’effectif de 119 personnes, dont environ 10 % de femmes que compte l’entreprise. La part importante de bureau d’étude avant-projet et production est aussi une clé du succès de CCM. Sur les écrans des ordinateurs de l’entreprise, le dessin s’affiche en 3D avec le niveau de détail souhaité ; y figurent les moindres découpes, soudures ou écrous ; rien n’échappe à l’œil du projeteur qui voit défiler la structure polychrome de l’objet final. « Finalement, il ne reste que deux métiers dans le bureau d’études, d’une part, l’ingénieur qui conçoit le projet ; d’autre part, le projeteur qui dessine la structure et transmet les plans à l’atelier ensuite », explique Olivier Rayssac.
L’alliance vertueuse de l’homme et de la machine
Après la conception et le dessin, place à la fabrication. Pour certaines pièces, les machines-outils sont en parfait dialogue avec l’ordinateur ; la découpe des pièces se fait de façon automatisée. D’autres pièces sont usinées et assemblées avec une participation humaine d’autant plus importante que les objets produits sont pratiquement tous non standards ; conçues selon une forme originale, les structures métalliques nécessitent une attention soignée de la part des ouvriers spécialisés travaillant dans les différents postes de l’atelier. C’est majoritairement de l’acier de provenance européenne qui est utilisé, plus rarement de l’inox ou de l’aluminium.
Un marché en constante évolution
Le marché de la construction métallique est dominé par des groupes de dimension mondiale comme Eiffage ou Fayat, mais il laisse place à des opérateurs plus modestes qui peuvent mobiliser leur savoir-faire pour des projets moins ambitieux mais dont les exigences techniques sont tout aussi fortes. CCM a pu ainsi en une seule nuit, remplacer la station de péage de Bandol, de façon à ne pas pénaliser trop longtemps les usagers de l’autoroute de l’Estérel. Actuellement, l’entreprise poursuit de façon dynamique son activité ; elle est engagée dans plusieurs chantiers dont le cinéma d’Aurillac, l’Institut de cancérologie à Angers et la gare routière d’Aix-en-Provence.
Pierre-Jean Arnaud

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