Régiolis, la petite rame qui monte

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 Regiolis, la petite rame qui monte
25 rames commandées et 7 en instance
Alain Le Vern, directeur général SNCF régions, Bruno de Monvalier, directeur régional SNCF Midi-Pyrénées, Jacques Beltran, directeur commercial et Marketing France d’Alstom et Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées participaient ce mardi 6 mai à la présentation de la première rame Régiolis devant la presse. Débutée par la visite commentée de la rame, la matinée se concluait par la traditionnelle phase des discours. Les discours sont d’autant plus laudateurs que le défi industriel est consécutif à une volonté forte de la part des autorités organisatrices des transports. Le projet en effet n’est neuf ; il remonte à 2007, l’occasion pour chacun, industriel, transporteur ou élu de mettre en exergue les qualités de ce train et de son système d’information voyageur qui bénéficie des derniers progrès technologiques.25 rames Régiolis ont été commandées pour un montant de 184 M€ et 7 sont en instance ; cette commande vient compléter celle de 18 rames Régio 2N, financés par la région pour un coût de 248 M€.
Jacques Beltran : « Ce projet industriel fait travailler le site de Tarbes »
Jacques Beltran salue la volonté politique de la région et le rôle de l’association des régions dans cette commande : « Merci pour cette commande d’une famille de trains, cela va faciliter le travail de l’industriel. Ce projet industriel fait travailler le site de Tarbes jusqu’à l’été 2016 ; 80 % des achats de Tarbes sont faits en Midi-Pyrénées. 4000 personnes travaillent chez Alstom et ses fournisseurs. Ce train est un concentré de technologie, notamment en ce qui concerne sa maintenance ; on a développé une intelligence plus grande de celle-ci avec la maintenance prédictive. Quant à l’économie d’énergie, on atteint 15 %. Ce train est au service de l’usager ; tout est pensé pour en améliorer le confort – luminosité, moins de vibration, prises électriques- et pour vous transporter au quotidien ».
Alain Le Vern : « L’importance de la ressource humaine et du système d’information voyageurs»
Alain le Vern au nom du transporteur SNCF, insiste sur l’importance de la ressource humaine dans ce projet de longue haleine : « Mon 1er mot va au président de région et des efforts déployés par celui-ci pour offrir à travers tout Midi-Pyrénées le service de transport par rail. La région ferroviaire, c’est 4000 cheminots et 8000 familles de cheminots. C’est la mobilisation d’une ressource, sans laquelle rien n’est possible ; il y a lieu de compter avec ce travail d’hommes et de femmes, mobilisés jour et nuit pour faire fonctionner le service, que ce soit au niveau commercial, production ou maintenance. Les nouvelles technologies permettent un comptage des personnes transportées avec un système d’information voyageurs exemplaire. Avec l’arrivée de Régiolis, la flotte va être rationnalisée, on passera ainsi de 12 à 5 types de matériels. Côté budget, c’est 130 M€ pour le fonctionnement dont 20 % pour la maintenance industrielle des trains. A partir de 2017, se profile la desserte LGV SEA- Sud Europe Atlantique. En intégrant qualité et régularité, il nous appartient maintenant de construire ensemble la convention SNCF-Région, pour nous maintenir avec un service offert au public dans l’excellence mondiale ».
Martin Malvy : « Nouvelles technologies ; renouvellement du parc et doublement du technicentre »
Martin Malvy évoque d’abord le nom de Charles Marziani, responsable transports au niveau région. Sans oublier le rôle de la communauté des cheminots, il souligne l’effort réalisé par la région pour le renouvellement du parc: « Ce train est un concentré de nouvelles technologies notamment du TGV, avec moins de vibrations, des prises électriques. Quant au parc SNCF, depuis la décentralisation, l’objectif est d’aboutir à un renouvellement complet. Le programme Regiolis date de 2008-2009. Nous avons commandé 25 rames Régiolis, auxquelles s’ajoutent 7 Regiolis supplémentaires ainsi que les 18 Régio 2N déjà prévues. Ainsi au total, la région aura acquis dans la période 2003-2017, 122 rames nouvelles, soit 650 m € de commandes en matériel. Déjà, pour le transport aérien, il faut souligner qu’Airbus se fournit aux 2/3 dans Midi-Pyrénées. Au final, si Alstom nous livre les trains à temps, la mise en service commerciale pourrait intervenir courant juillet. Pour la partie maintenance, nous souhaitons la développer sur la place toulousaine ; nous avons déjà investi 28,5 M€ et nous souhaitons doubler le technicentre SNCF ; cela fera 60 millions. De cette manière, nous conserverons l’emploi sur place, au lieu d’envoyer nos rames ailleurs pour les réparer et les maintenir. »
Au service du voyageur, un cadencement et des dessertes accrues
Poursuivant son exposé, Martin Malvy met en avant le cadencement accru des trains régionaux ; « Pour ce qui est du nombre de dessertes, on est passé de 150 en 2002 à 360 aujourd’hui, soit 1400 arrêts de train supplémentaires par jour. Notre objectif est de passer à 20 millions de voyageurs en 2020 contre 5 millions en 2002 et 12 millions aujourd’hui ».
L’évolution démographique plaide en faveur de l’utilisation du train et du multimodal
« Compte tenu de l’évolution démographique, on ne pourra se passer du train, affirme Martin Malvy. En effet, les projections INSEE tablent sur une augmentation de population de 300 000 habitants entre 2014 et 2030 pour Midi-Pyrénées. Il y a ce projet de la 2è rocade à 30 km de Toulouse ; mais ces secteurs sont plutôt construits. La solution est le train avec raccordement sur les réseaux multimodaux : train, métro, tram et déplacements doux-vélo, etc. »
Bruno de Monvallier : « Avec ce train, on tient mieux les horaires »
Brunoi de Monvallier, directeur SNCF Midi-Pyrénées, met l’accent sur la prouesse technologique que représente la rame Régiolis et son adaptation aux contraintes du réseau : « Le Régiolis à traction bi-mode électrique et diesel permet d’une part, de s’adapter à l’architecture du réseau, électrifié ou non, présent sur le territoire de Midi-Pyrénées ; il permet d’autre part, une gestion plus souple des trajets dans la mesure où ses qualités de motorisation lui permettent des accélérations et des performances accrues par rapport aux anciennes générations de rames. »
Les prochaines mises en service Régiolis: l’Ariège privilégiée
D’après les informations qui ont pu filtrer lors de la présentation, il semble que l’Ariège ouvre le ban des liaisons TER Régiolis avec Toulouse-Pamiers. Puis suivront les liaisons suivantes.
Toulouse –La Tour de Carol
Toulouse –Tarbes
Toulouse –Mazamet…
Rendez-vous donc est pris pour cet été, pour l’inauguration officielle de cette rame.
Pierre-Jean Arnaud – 10 mai 2014

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