Société archeo Gers 3 août 2016

Auch rayonnante 6 sep 2015 019

SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE, HISTORIQUE, LITTÉRAIRE ET SCIENTIFIQUE DU GERS
Tél. : 05 62 05 39 51
Site Internet : www.societearcheologiquedugers.com

SÉANCE DU mercredi 3 août 2016
La Société Archéologique, Historique, Littéraire et Scientifique du Gers a tenu sa séance le mercredi 3 août 2016 à 14 h 30, à son siège, 13, place Saluste du Bartas, à Auch, sous la présidence de Georges Courtès, président de la Société.

ORDRE DU JOUR
Informations diverses : le président Courtès a donné diverses informations:
Trois décès affectent notre SAG : Madame Alice Fitte, enseignante à la retraite de Condom, Madame Marie-Andrée Ricau-Hernandez issue d’une vieille famille de Lectoure, professeur honoraire des universités, spécialiste du monde hispano-américain et le Dr Pierre Dupouey, originaire d’Ordan-Larroque qui, à côté d’une belle carrière de médecinchercheur à l’Institut Pasteur, a développé de très nombreuses recherches historiques et archéologiques sur le territoire de la commune d’Ordan-Larroque publiant plusieurs fois ses résultats dans les pages des publications de notre Société.
Le président a rappelé que le dimanche 31 juillet, en présence de nombreuses
personnalités, on a inauguré de très belles expositions installées dans l’ancienne église
Notre-Dame de la Croix sur une colline qui domine Marciac grâce à l’activité remarquable
de deux membres de notre Société, Madame Christiane Dumas-Pilhou et Monsieur Maurice
Serres. Une visite s’impose.
 Communications
Pierre DUTIL, Les hôpitaux à Auch pendant la guerre 14-18.
L’auteur précise qu’il a travaillé à partir des Archives départementales, de papiers privés et de cartes postales anciennes. Dès le début du mois d’août 1914, le maire d’Auch est averti qu’il doit prévoir l’accueil des blessés. Il organise rapidement l’hôpital temporaire n° 14 à l’Ecole Normale (70 lits), le n°13 rue Voltaire, école Saint-Paul (130 lits) et le n°24 au lycée de Garçons (80 lits). Le 28 août 1914, le premier convoi arrive à la gare avec 91 blessés essentiellement aux bras et aux jambes. L’accueil est chaleureux. Durant le mois de septembre 1914, il arrive 770 blessés. En basse ville, il y a 163 lits militaires à l’hôpital Pasteur où opère le docteur Albéric Lestrade (1873-1943) qui a fondé peu de temps avant sa clinique route d’Agen. Malgré le souhait des élus et de la population, le Dr Lestrade est mobilisé et part opérer sur le front. L’enthousiasme du début s’émousse. Peu à peu, la population n’accueille plus les blessés à la gare et ils doivent parfois regagner leur hôpital à pied. Leur nombre varie en fonction des combats. Le docteur Aristide Samalens, mairie d’Auch déploie une activité remarquable. Le grand Séminaire accueille plusieurs centaines de blessés. L’ancienne préfecture inutilisée (la  poste actuelle) devient l’Hôtel-Dieu. A La Hourre, Madame Decker-David organise un hôpital bénévole qui fonctionne de 1914 à 1916.

Hôpital de la Croix Verte à la Hourre- sous la direction de Mme Irène Decker-David

Hôpital complémentaire 32= Grand Séminaire d’Auch ; Certains hôpitaux ferment en 1916. D’autres restent en activité jusqu’en 1919. Après l’armistice, ils accueillent les malades de la terrible grippe espagnole.

Mme Geneviève Bigueure lit un poème écrit par un blessé soigné à Auch :
La Hourre est le lieu clair où l’âme endolorie
Comme le corps blessé renaît à la douceur …
La Hourre fait sécher la souffrance mûrie
Le long des chemins noirs où l’on tue, où l’on meurt;
La Hourre est le réveil de la source tarie,
La Hourre, au champ désert rappelle le semeur.
Ce nom a des douceurs d’eau verte qui sommeille.
En lui tient la bonté de la lampe qui veille
Dans la nuit au chevet d’un malade sauvé…
Poème de J.Sehel publié dans la revue l’Ambulance du 30/04/1916.

Jacques COUZINET, Pénurie de petites coupures, Auch lance sa monnaie en 1916
Pendant le premier conflit mondial, les destructions et les réquisitions font que certains produits, la viande, les œufs, le lait deviennent rares et chers. On ferme les pâtisseries certains jours de la semaine et le pain est rationné. La monnaie métallique disparaît malgré les efforts de la Chambre de Commerce qui crée des billets en papier. Le député et ministre Abel Gardey demande de la petite monnaie métallique locale. Samalens, le maire d’Auch est critiqué pour son inertie en ce domaine, notamment par son adversaire l’imprimeur Théodore Bouquet patron de la virulente « République des Travailleurs ». Celui-ci propose d’éditer seul des pièces en carton cerclées de métal peu onéreuses à mettre en route. Lors d’un conseil municipal de juin 1916, le projet Bouquet est rejeté mais la mise en circulation de jetons d’aluminium est envisagée. Ce projet est onéreux et long à mettre en place. La première distribution n’a lieu qu’en octobre et elle est nettement insuffisante. Les journalistes de la République des Travailleurs fulminent contre le maire. Pourtant, ces petites monnaies locales se créent un peu partout et ce, jusqu’en 1920. L’Etat ne reprend complètement le contrôle de l’ensemble de la monnaie qu’en 1926.

Ces deux thèmes originaux, tout à fait méconnus sur les hôpitaux et la petite monnaie locale ont beaucoup intéressé l’auditoire. Les textes complets avec illustrations seront diffusés dans nos prochaines publications.
Bonne lecture.
Passez un bel été gascon !
J.Lapart secrétaire de la Société
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Communiqué du président :
Lors du Conseil d’Administration de ce jour, il a été décidé de lancer un appel à nos
fidèles adhérents pour qu’ils nous aident à financer nos actions sur « Les Gersois et la Grande
Guerre ». Vous savez que nous nous sommes engagés depuis 2014 à organiser chaque année
une journée Colloque, la publication des Actes de ce Colloque, la réalisation d’un Mémorial
des soldats gersois morts pour la France. Il est, je crois, dans notre mission de rappeler les
sacrifices réalisés par nos compatriotes durant cette tragique guerre dont on célèbre le
Centenaire. Mais pour poursuivre ce projet, et en particulier la publication des Actes du
Colloque 2015 sur « Le Gers en 1915 : la guerre dure, la solidarité s’organise », nous n’avons
pas les moyens financiers car il manque 4 000€.
Afin de pouvoir publier pour le Colloque du 12 novembre prochain, l’ouvrage sur 1915
dans le Gers, nous faisons appel à l’aide financière de nos amis : soit d’envoyer à notre
trésorier un chèque (qui donnera droit à l’ouvrage gratuit, s’il est de l’ordre de 50€…), soit de
nous signaler le nom d’un responsable (que vous connaissez) d’une entreprise à qui serait
demandé une participation dans le cadre du mécénat d’entreprise. Nous avons réalisé un
document spécial à leur intention que l’on pourra vous envoyer….
La SAG est une grande famille ; nous avons conscience d’être dans notre rôle lorsque
nous valorisons l’histoire de nos Anciens ; tout ce que vous ferez sera pour nous une raison
de poursuivre… Surtout restez fidèles à « votre » Société.
Georges Courtès, président de la SAG

8 réflexions au sujet de « Société archeo Gers 3 août 2016 »

  1. villegas

    MrCOURTES, l’éviction du journaliste Jean-Pierre VILLEGAS en juin 1987 de la rédaction de Radio Nostalgie AUCH sur la demande personnelle de Jean-Pierre JOSEPH n’a jamais fait une ligne dans la presse locale, les dirigeants locaux du CDS Thomas et Bourdil se sont abstenus de tout commentaire, le RPR local Mr Brussiau n’a rien dit, drole de mœurs il y a 30 ans de la vie politique.

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    1. admin Auteur de l’article

      Je ne représente pas M. Courtès. Je ne fais que retranscrire un événement de la Société Archéologique du Gers de cette année 2016.

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  2. villegas

    De très bons amis Rocard et Chirac, on ne maintient pas pendant 12 ans dans la pauvreté impunément un Cadre diplomé de droit public sans aucune réaction venant des elus

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  3. villegas

    Mr Jean-Pierre VILLEGAS ancien membre du conseil national des jeunes radicaux ( 1993 ) et membre de la société d’histoire du radicalisme présidé par le Professeur Marcel RUBY ( 1991/2011 )

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  4. villegas

    Pourquoi la CADA est muette depuis 1978 sans que cela gène ni le Parti socialiste ni le RPR et encore moins les médias institutionnels ?
    Parce qu’il y a une forme de confiscation de la vie politique une absence de transparence et de pluralisme !

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