Gaillac: parc Foucaud 2) végétal

Bernard Huet : le jardin du parc de Foucaud
Peuplement du parc : densité et traitement
On a globalement 45 espèces dont la moitié originaires d’Europe, la moitié venant d’Asie ou d’Amérique du Nord. C’est un parc très vert et reposant. Le dessin du jardin est significatif. On trouve une quinzaine d’arbres centenaires ; quatre à cinq platanes vont au-delà, certains jusqu’à 250 ans. Ce sont des arbres qui se plaisent là car ils ont les pieds dans l’eau avec l’irrigation et la proximité de la rivière Tarn. Il y a 15 à 20 ans, un audit faisait le constat d’un peuplement très dense avec des arbres tous les 3 à 4 mètres ; ces arbres se gênaient les uns les autres; ils avaient l’allure de poteaux télégraphiques. Il a donc été décidé de privilégier l’aspect esthétique en optant pour une moins grande densité des arbres. Pour favoriser la croissance des arbres, il faut respecter une certaine distance et certains paramètres : l’état du sol, les conditions climatiques,…Les arbres dangereux ont été éliminés. Pour ce qui est du traitement des arbres, il y a une façon d’élaguer les arbres ; seuls des spécialistes ayant la qualification d’élagueurs peuvent y procéder ; sinon, on court le risque de maltraitance des arbres.
Peuplement du parc et espèces présentes
On trouve majoritairement des érables, des marronniers, des tilleuls. Près de l’entrée principale, on peut découvrir deux noyers noirs d’Amérique. Il y a une zone avec quelques conifères distants de 5 ou 6 mètres les uns des autres dont un pin parasol de 150 ans, des cèdres de l’Atlas, un cèdre vert et un cèdre bleu ; parmi les autres conifères, on dénote un mélèze du Japon, qui perd moins ses aiguilles que l’espèce ordinaire, des pins noirs d’Autriche, ainsi qu’un séquoia, appelé aussi arbre des boxeurs, car il possède une écorce pouvant atteindre 30 à 40 cm d’épaisseur.
Côté feuillus, dans les allées se trouvent de très nombreux tilleuls actuellement en pleine floraison et qui laissent exhaler leur parfum caractéristique. On relève chez certains sujets des feuilles avec des petites cloques vertes ou rouges ; ce sont des galles ou cécidies provoquées par des parasites qui n’altèrent pas la santé de l’arbre. Bernard Huet explique quelles sont les différentes sortes d’érables : les érables planes, les érables pourpres ou érables sycomores, érables champêtres. Le parc Foucaud compte un érable pourpre. Assez inhabituels en plaine, on trouve deux hêtres poussant en terre de moyenne montagne (Montagne noire). Rescapé de la graphiose, un orme a survécu, sa feuille est caractéristique avec sa nervure décalée, différente de celle régulière du tilleul. Autre curiosité : un févier d’Amérique du Nord de plus de 100 ans reconnaissable à ses fruits en forme de gros haricots ; c’est le févier triacanthos, car il est muni d’épines à 3 têtes. On a aussi des micocouliers ; il y a le micocoulier de Provence au tronc lisse et le micocoulier d’Amérique au tronc rugueux. Un peu plus loin, Le sophora du Japon est utilisé en ville comme arbre d’ornement ; il a une belle floraison. Dans la famille des chênes, voici un chêne pédonculé et un filaire, sorte de chêne vert : photo. Un poncirus trifoliata ou citronnier épineux est le plus rustique des agrumes car il peut supporter des gelées jusqu’à -15. Cet arbuste à très belles fleurs blanches, sert aussi de porte-greffe : photo. Un chicot : photo. Un buis des Canaries voisin de l’Orangerie a la taille d’un arbre, mais comme l’ensemble des buis ; il est attaqué par la pyrale. NB : carat et caroubes : le mot carat vient de caroubes car la taille et le poids de ces graines de caroubier étant très réguliers soit 0,20 gramme, elles ont servi d’unité de mesure dans l’antiquité. Leur nom est à l’origine du carat.
Pierre-Jean Arnaud

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