Graulhet: la poésie prend pied à la mairie

Graulhet : la poésie prend pied à la Mairie

C’est dans la salle de la Démocratie de la mairie que les Poètes sans frontières ont tenu leur soirée récréative annuelle en ce samedi 8 avril, en composant avec un décor réduit au minimum. Cela n’a pas empêché le climat poétique de s’établir  progressivement au milieu du public fidèle à ce rendez-vous proposé depuis plus de 30 ans aux Graulhétois amoureux de belles-lettres. C’est à une soirée non stop qu’ont été conviés les spectateurs par Jean-Paul Aymès dans son mot d’accueil.

Un hommage à Simon Brest

Comme d’habitude, un cocktail savamment distillé et mélangeant œuvres de grands auteurs et œuvres des auteurs locaux a permis de faire entendre la voix de la poésie dans une actualité dominée par les joutes électorales pour la présidentielle. Après une lettre ouverte aux présidents par Jean-Paul Aymès, Régine Parayre et Gérard Cathala ont rendu hommage à un poète tarnais récemment disparu, Simon Brest, que Robert Sabatier décrivait en ces termes : « Il  y  a  de  la  douceur  chez  Simon  Brest,  l’auteur  des  Yeux  Mangés  et  de  Dictées  de  la  Nuit.  Quelque chemin  qu’il  emprunte,  poèmes  en  vers  ou  en  prose,  il  émerge  de  la  nuit  pour  aller,  tel  un  Ronsard, vers la lumière d’une Marie, d’une Hélène ou d’une Laure, point pour cela pétrarquisante ».

Des poètes venus d’Albi et d’ailleurs

Aux poètes d’ARPO venus d’Albi Michelle Gros, Lucien Enderli, ont succédé les voix occitanes d’Amédée Sabatier et d’Anne-Marie Caparros, les variations printanières de Françoise Mauriès, Nadine Gil, Françoise Dujols, la litanie des zines de Jérôme Laquerbe, l’ode à la féminité de Mélanie Fourgous, l’interrogation existentielle de Franck Bruyère, le clocher de Rodez et la paire de bretelles de Charles Dalbin, la Faucheuse apprivoisée et le décompte des minutes de José Garrigou, la chanson de la Pastourelle ainsi que les sonnets de Ronsard déclamés par Gabriel Rouyre.

Le tube des éoliennes et les fables de La Fontaine

La note de gaité habituelle a été donnée par l’inénarrable Yves Coulon avec une chanson d’hommage aux infirmières et son tube incontournable des éoliennes. Le duo Robert Delbouys-PJ Arnaud s’est attaché à mettre en scène le cher La Fontaine dans 3 fables très connues : Le chêne et le roseau, le héron et le Laboureur et ses enfants ; le héron  fut accompagné à l’accordéon par l’air de la truite qui  invita  ainsi Schubert à cette soirée, agréablement achevée par la traditionnelle dégustation de délices de chez Bruyère et de vins du pays.

Pierre-Jean Arnaud

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *