Graulhet: le végétal chasse le métal

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Graulhet : le végétal chasse le métal
La COP 21 et la réduction des friches industrielles
A l’heure de la COP 21, la ville de Graulhet s’est lancée un défi important : celui de maîtriser le plus possible les sources de pollution liées à l’activité industrielle des dernières années. Les friches industrielles sont en effet nombreuses sur le territoire urbain (plus de 150) et c’est donc à un travail de longue haleine auquel se livrent tous les partenaires institutionnels et associatifs (ADEME, Région, département, Tarn et Dadou,… ) avec au premier chef l’équipe municipale. Cela passe d’abord par la démolition progressive des bâtiments et après le diagnostic BRGM, par le traitement des terrains eux-mêmes.
La société Valgo : experte en dépollution
Pour ce qui est de la plaine du Millet, la ville de Graulhet a confié à la société Valgo, la responsabilité de diminuer la pollution présente sur ces terrains autrefois occupés par des mégisseries. A l’époque où il s’agissait de produire en masse sans considération de l’environnement, les entreprises utilisaient des traitements à base de métaux lourds : plomb, nickel, cadmium. Le sol recèle des traces de pollution qui ne peuvent pas rester en l’état, avec toutes les conséquences dommageables pour la ville et ses habitants : pollution du Dadou, des nappes phréatiques, etc.
Une 2ème récolte abondante de pélargoniums
La société Valgo a donc mené cette expérience de réduction et de dissolution des métaux par l’utilisation de plantes. Quoi de mieux que la nature pour reprendre possession des sols qu’elle occupait autrefois ? « C’est la 2ème année que l’on ramasse les pélargoniums, déclare Laurent Thannberger, directeur de l’entreprise Valgo. Nous travaillons en lien étroit avec le service des espaces verts de la ville et nous procédons à l’analyse des échantillons en laboratoire. »
Une expérience à poursuivre
Il s’agit d’un point d’étape pour la société Valgo ; l’expérience grandeur nature devra se poursuivre. L’efficacité du procédé devra être confirmée sur le moyen-terme. Une démarche intéressante à suivre donc avec intérêt.
Pierre-Jean Arnaud-1er décembre 2015.

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